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Samedi 26 avril 2008
publié dans : Le Rapid Maroillais Diesel
Haaaa enfin un article depuis cette longue absence... Je sens déjà le regard réprobateur du lecteur impatient, qui a dû ronger son frein pendant tout ce temps...

Aujourd'hui, je vais vous expliquer comment j'ai vaincu la rouille, de haute lutte. Ce n'est pas ma première bataille contre cet adversaire coriace, et ce ne sera hélas pas la dernière non plus...

Bref....

La problématique qui s'était posée à moi était donc la suivante :
Sur la faucheuse latérale Mac Cormick du Rapid, l'une des deux chapes de fixation de la barre de coupe avait son axe bloqué par la rouille, dans ses deux alésages.


Voila une vue du problème.

Les fins connaisseurs noteront que j'ai déjà usé et abusé de la bouteille de dégrippant avant de me rendre compte que ce récalcitrant méritait une photo...

L'autre remarque que vous pourrez faire, c'est qu'il ne faut pas être malin pour avoir laissé l'axe monté pendant tout ce temps...Bah au moins il est pas perdu, y'a pas de danger...







Maintenant, pour pouvoir un jour penser à remonter la barre de coupe, comment faire pour débloquer l'axe?

Le dégrippant ne marche pas, ou trop peu, pour atteindre la rouille au milieu de l'axe. Donner des coups de marteau dessus, ca a des limites, il y a des pièces en fonte, donc qui supportent mal les chocs.

Il faut parvenir à fracturer la rouille qui s'est immiscée entre les deux pièces, l'axe et les deux chapes.

Une méthode éprouvée des mécanos consiste à chauffer les pièces.

Et bien, voyons voir ici si ca marche...

Tout d'abord, un peu de théorie. Chauffer les pièces a pour but de les dilater, et chaffer des pièces différentes, donc avec une dilatation (et un coeffcient de dilatation thermique) différente, ce qui a pour but sur le papier de les désolidariser un peu mieux.
Donc ici :
    l'axe en acier : coefficient de dilatation thermique : 12 x 10-6  K-1
    les deux chapes en fonte, sur la barre de coupe :  10,5 x 10-6 K-1

Bon déjà c'est mal parti, je veux que les pièces en fonte se dilatent plus que l'axe en acier, et vu les valeurs des coefficients c'est l'inverse.

Et bien l'autre astuce, ce sera d'essayer de chauffer plus la fonte que l'acier... Donc de chauffer les chapes mais pas l'axe...

Mettons celà en pratique.







Voila les instruments de torture à ma disposition. Une modeste mini-recharge butagaz (le truc radical pour allumer son barbecue...), un burin et un marteau.










On chauffe, on tape, on re-chauffe, on re-tape.

"Patience est mère de toute les vertus"... Ca s'applique bien au mécano parfois...

Et ca fini par partir !

Après nettoyage au papier de verre, voila ce que ca donne :



Bon il faut admettre que l'état de surface n'est pas parfait, la rouille a bien attaqué l'axe en surface.
Mais pour une pièce qui ne servira plus qu'à faire de la figuration, on ne va pas s'en plaindre... C'est la patine du temps on dira... Et au moins on est sûr qu'elle est d'origine... :-)



par bulbi
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Jeudi 27 mars 2008
publié dans : Les vieilles ferrailles
Dans la famille, une vieille légende (d'au moins 3-4 ans...) disait que des vieilles machines veillaient dans les ronces... Depuis des années et des années...

Ne sachant si celles-ci étaient vraies ou pas, je décidais alors d'enfourcher ma monture (nan, c'est pas le vélo de l'enfer vert, c'est ma voiture, vous allez vite voir que je suis pas téméraire devant l'intempérie...)

Je pris comme arme une paire de gants et une cisaille (et mon appareil photo au cas où...), et je parti défier la ronce. ( ca peut aller, comme scénario de film? :) )

IMG_2620.jpg
Vous la devinez, tapie sous les branchages, prête à bondir sur l'infortuné imprudent que je suis?


Non?...











IMG_2619.jpg

Vous la voyez mieux là?

Non plus??.....












Après un petit bout de temps, la bête apparait:

IMG_2625.jpg

Il s'agit d'une rateleuse. Pour les incultes, et les non-incultes, il s'agit d'une machine qui sert à travailler le foin.

J'ai eu beau chercher, je n'ai pas trouvé la marque de cette machine.









Maintenant que la bête est au grand jour, j'appelle Les Experts - Maroilles, pour l'autopsie... : )
Malheureusement ils ne peuvent pas venir, c'est l'heure de l'apéro...
Et il fait trop froid pour qu'ils sortent...

Je décide donc de vérifier l'état moi-même...

Il manque des dents, mais ce n'est pas un problème, j'en ai un stock conséquent. Elles servent comme structure pour faire des mini-serres...
Le siège, en fonte, est encore là. Il s'agit d'un siège "LE SANGLIER"(Je ne sais pas pourquoi il a un tel nom...)
IMG_2632.jpg



Il y a même l'effigie d'un sanglier derrière le siège... En ces temps immémoriaux, tous les manants ne savaient pas lire... (bon d'accord, elle date des années 50...)










IMG_2626.jpg


Le chassis est encore en bon état. C'est de la ferraille de bonne épaisseur, peu sensible aux aléas du temps.











IMG_2628.jpg

Une petite photo d'un mécanisme au niveau des roues. Il doit s'agir d'un anti-retour. Une sécurité pour éviter que la machine ne se retourne, et n'engloutisse le malheureux mortel juché en hauteur...











Le problème, c'est que tout n'est pas en acier ou fonte d'épaisseur respectable...
Au niveau des cerclages des roues par exemple...
En effet, les cerclages sont mangés par la rouille. Il va donc falloir réfléchir un petit peu si on veut rendre cette machine à la vie...

par bulbi
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Lundi 24 mars 2008
publié dans : Le Rapid Maroillais Diesel

Aujourd'hui, j'ai décidé de regarder un peu plus en détail la partie "prise de force" du tracteur.

Mais que diable se passe-t-il? Suis-je assiégé? Une manifestation de cyclistes en colère?

enfer_vert.JPGBah nan, c'est juste un ravitaillement de l'Enfer Vert...

L'Enfer Vert, c'est une randonnée cyclo dans le bocage avesnois. Vas donc cliquer ici si tu veux des détails...

En l'occurence ici, y'avais du vin chaud en particulier...

Non non, je n'en ai pas pris, n'en déplaise aux mauvaises langues...


Mais trêve de plaisanterie...




La question qui m'interrogeait, était de savoir comment lubrifier cette prise de force, équipée de deux joints de cardan et d'un roulement.
IMG_2599.jpg
En voila une vue extérieure.















Le démontage fut rapide:

IMG_2605.jpg


Pour ceux qui ne voient pas ce qu'est un cardan, un article explicite est fourni ici.

Il faut noter qu'il faut 2 joints de cardan pour garder une homocinétie dans la transmission. ET ces deux joints de cardan doivent être déphasés de 90°... Attention donc lors du remontage...






IMG_2606.jpg

Voila une photo d'un des deux joints de cardan, et de la liaison cannelure.












IMG_2614.jpg
Après nettoyage, revoila la plus petite pièce.

Et là je suis un peu embêté, puisque je ne vois pas de graisseur...
Et comme je n'ai pas envie de passer la journée à démonter chacun des deux cardan pour aller graisser les roulements à aiguille à l'intérieur...
Il faudra donc graisser les raccords du mieux possible...

De même sur le roulement qui guide l'arbre cannelé extérieur, je ne vois rien de spécial... Ca sera aussi graissé du mieux possible, le risque de détruire le roulement en le démontant est trop grand. Et de toute façon, ce n'est plus censé être utilisé de façon intensive...


Le remontage ne pose pas de difficulté particulière, j'ai aussi pris soin de nettoyer les cannelures et de les enduire de graisse...


Au prochain épisode cher lecteur...
par bulbi
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Mercredi 27 février 2008
publié dans : Les Renault
Etant en phase de prospection  de pièces pour rénover les deux Renault qui dorment, j'ai fini par dénicher deux silencieux : un pour le D22 et un pour le D35. Ca tombe bien, les silencieux actuels sont HS tous les deux...

DSCN0207.jpg



Le silencieux de droite est pour le  D22. Il s'agit d'un silencieux d'origine. Mais il était monté sur un D35.  D'où des questions avant d'être sûr...

Celui de gauche est pour le D35. Je ne suis pas sûr que ce soit un d'origine, mais sur les photos de D35 que j'ai trouvé, ils ressemblaient tous beaucoup à celui-là.






Le silencieux du D22 était monté sur une carcasse de tracteurs qui pourrissait à l'extérieur. Je l'ai toujours connu dehors (plus de 20 ans), aussi j'ai été surpris lorsque j'ai vu qu'il était encore récupérable... la rouille n'a pas trop d'effet sur ces pièces, tant qu'elles peuvent sécher. Par contre la calamine attaque beaucoup la ferraille.

Celui du D35, par contre, trainait dans une remise, mais à l'abri...
Ils ne sont pas dans un état super neuf, mais pour une utilisation non intensive, ça devrait largement suffire...

Les soucis de pièce s'en vont, petit à petit... C'est bon signe !
Les collecteurs d'échappement sont trouvés, ce sera du neuf par contre ( Il est trop compliqué de trouver des pièces de récupération en bon état...)


par bulbi
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Dimanche 24 février 2008
publié dans : Le Rapid Maroillais Diesel
Afin d'avoir le coeur net sur les fuites des radiateurs, j'ai réalisé un petit montage  permettant d'arriver à mes fins.

DSCN0210.jpg



Une chambre à air de vélo, des sacs poubelle, des colliers de serrage...Et j'ai fait mon petit montage.
Le but est de pouvoir pressuriser (légèrement...) le radiateur pour visualiser les fuites.









Disons que l'effet fut aisémment visualisable:

IMG_2540.jpg



Les bras m'en sont tombés... Je m'attendais à voir deux fuites, je m'aperçois qu'ils ont fait des petits...

En fait c'est le fait d'avoir pressurisé qui donne ce resultat. La plupart de ces fuites ne fuient pas lorsque l'eau n'est pas sous pression.







Je n'ai pas eu le temps de tester la fameuse astuce du blanc d'oeuf. Mais ici, un seul blanc d'oeuf, je crains que ca ne soit pas suffisant... :-(
Et peut être que la poudre-magique-qui-rebouche-les-fuites-de-radiateur peut quand même marcher ici...

On verra bien...

Affaire à suivre!
par bulbi
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Jeudi 21 février 2008
publié dans : Les vieilles ferrailles
Sous ce titre tendancieux, je reprends en fait les termes d'une présentation, en 1963, de la pelleteuse TY45, dont les détails de l'article sont sur l'excellent site :

http://www.ec1000.net/16-index.html

Vous l'aurez compris (ou pas...), la fameuse quadragénaire de la dernière fois, c'est la pelleteuse Poclain TY45 (vous avez cru quoi vous?... :-) ) que je vous présente de suite:
IMG_2495.jpg

Il s'agit de la fameuse pelleteuse "à trois roues", apparue en 1961, qui a fait la renommée de Poclain (15 144 exemplaires vendus).

Celle-ci est équipée d'un moteur Deutz 4 cylindres refroidi à air. Il a l'air en bon état, ce sont des moteurs réputés pour leur robustesse.







TY45-4.jpg


Une autre vue de devant.













IMG_2498.jpg




Elle travaillait pour le compte d'un ferrailleur. Elle est équipée en bout de flèche d'une "pince à sucre", utilisée pour la manutention des ferrailles.







par bulbi
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Mardi 19 février 2008
publié dans : Le Rapid Maroillais Diesel
Aujourd'hui, malgré la froidure ambiante (et ceci malgré le soleil printanier...), j'ai décidé d'avancer un peu sur le Rapid Maroillais.

Pour rappel, la dernière fois j'avais vidangé et nettoyé le pont arrière, les deux boites de vitesse et le carter moteur, maintenant, il faut mettre de l'huile propre.
Le tracteur était donc resté 3 semaines sans huile dans ses entrailles, ce que je ne recommande pas, des points de rouille pouvant apparaître. Ici, il est resté au sec à l'abri, et j'avais refermé les couvercles des boîtes de vitesse, donc l'acier à l'air ne risquait pas grand-chose.

IMG_2466.jpg






Au passage, voila en photo l'instrument de torture qui m'a servi à nettoyer le pont, les boîtes et le moteur. C'est une espèce de grosse seringue. J'ai  mis environ 1 litre de gasoil dans un chaudron sous la vis de vidange, on aspire et on renvoit dans la boite de vitesse. On recommence jusqu'à ce que le plus gros de l'huile sale restante soit parti.









Pour refaire les pleins, la question du choix de l'huile ne s'est pas posée longtemps.

Pour le pont, vu la viscosité phénoménale de l'huile qui en est sortie (du nutella à 30°C, vous saisissez l'image?...), j'ai opté pour une huile aussi fortement visqueuse. L'avantage est que les joints en bout d'arbre de roue ne fuiront pas plus qu'avant.
IMG_2468.jpg
J'ai donc mis de la 85W140, minérale, d'une marque que je ne citerais pas... :-). Il a fallu 6 litres pour remplir le pont.

J'attire FORTEMENT votre attention, pour les rénovateurs de tracteur, que ce n'est pas parce que j'ai mis cette huile que vous devrez aussi mettre la même. Si vous avez le manuel d'entretien, seul ce dernier fait référence. Si vous ne l'avez pas (ce qui est mon cas), alors c'est l'expérience qui doit vous guider (la vôtre ou celle d'un mécano).
En plus, je ne vous cacherait pas que j'ai pris cette huile car c'était la seule à forte viscosité qui semblait convenir chez le concessionnaire du coin...


Pour les boîtes de vitesse, c'est le même topo. La différence étant que nous avons à disposition un fût de 50 litres d'huile de transmission 80W90 pour les tracteurs de la ferme. Ce n'est pas la peine de chercher midi à quatorze heures, 3 litres d'huile dans chacune des boîtes de vitesse et le tour est joué. Là encore, ne faites pas forcément ce que j'ai fait. Dans l'absolu, le grade de viscosité choisi doit convenir pour la quasi totalité des boites de tracteur (sauf si l'huile de relevage est celle de la boite de vitesse). Mais certains tracteurs anciens peuvent nécessiter un autre traitement, en particulier si le pont est du style couronne-vis sans fin, où la couronne est en bronze. Les additifs extrême-pression, à base de soufre, attaquent le bronze, et peuvent détruire la pièce. Des huiles à base de ricin sont préférables dans ce cas.

Et pour le moteur, ce n'est pas beaucoup plus compliqué. Le fût de 15W40 fera l'affaire... C'est une huile qui comme la plupart de autres huiles moteur actuelles, a de bonnes propriétés dissolvantes et dispersantes (la calamine sur les pistons ne reste pas longtemps, ce qui peut poser un problème en terme de compression).

Au passage, j'avais remarqué que les bouchons de vidange des boîtes de vitesses suintaient un peu.
Comme il est préférable que tout reste propre, j'ai trouvé une parade, dont je ne sais absolument rien de l'efficacité. J'utilise de la bande teflon pour robinetterie...
IMG_2469.jpg
On verra bien ce que ca va donner, mais je ne crains pas de mauvaises surprises. Le Teflon est une matière non réactive avec l'huile, et il n'y aura pas de surpression dans le carter.
3 à 4 tours de Teflon (dans le sens anti-horaire,sinon ca va se défaire au moment du vissage...) et le bouchon est hermétiquement mis en place.









Bref, maintenant, je peux passer à autre chose.

Et là je me souvient que les planches sous le siège, qui supportent la batterie et des outils, sont dans un sale état, suite aux outrages du temps. (et surtout incapables de supporter à nouvau le poids d'une batterie)
IMG_2492.jpg


Voila le siège en vue de dessus.  Une planchette a rendu l'âme lors du démontage. Le trou central sert à passer le levier de boite de vitesse. Le trou à gauche sert à passer le câble de batterie.










IMG_2493.jpg
Une planche de contreplaqué passe à ce moment-là et hop ! Je la découpe en morceaux.

Voila le résultat. La planche fait 15 ou 20 mm d'épaisseur.











Le temps étant frais (il faisait entre 0 et 5°C à ce moment-là...), je reporte le nettoyage à l'eau du circuit de refroidissement. J'y travaillerais quand le temps s'y prêtera mieux.

J'en profite pour faire la connaissance d'une quadragénaire.

Mais je vous raconterais tout çà dans le prochain article... ;-)

par bulbi
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Jeudi 31 janvier 2008
publié dans : Le Rapid Maroillais Diesel
Depuis le temps que le tracteur n'a plus tourné, l'huile moteur a bien mérité d'être changée.

Hop, on dévisse le bouchon de vidange, on retire la plaque latérale pour voir un peu les entrailles, et c'est parti !

20080128-049.jpg
Voila ce qui reste dans le fond du carter après la vidange.

Comment dire...On dirait qu'il y a de la saleté dans le fond...
Heureusement il n'y a pas trace de limaille, seulement des saletés comme des brin d'herbe, des graines...

La crépine est la grosse pièce que l'on voit au milieu. Elle sert de préfiltre avant l'aspiration de l'huile, elle évite aussi l'aspiration d'air par la pompe à engrenage.
Le fond d'huile restant a été nettoyé au gasoil, avec bien des difficultés car cette huile collait bien à la paroi.


Normalement, il faudrait la démonter et la nettoyer. Mais vu comment elle est située, et l'exiguité de l'espace disponible, je décide de la laisser comme elle est. Ca serait bête de casser un truc pour pas grand chose...

Par contre, une autre partie du circuit de lubrification mérite qu'on y jette un oeil (et qu'on le récupère...), c'est le filtre à peigne.
20080128-054.jpg

Le voila avant démontage.













20080128-055.jpg

Voila la pièce interessante après démontage. Le peigne proprement dit.
L'huile non filtrée est à l'extérieur des lamelles. Elle traverse les lamelles (filtrage), l'huile ainsi épurée sort par la partie rouge du filtre, avant de partir dans les canaux de lubrification.
De temps à autre, par l'intermédiaire de la poignée à droite, il faut faire tourner les lamelles droites, qui sont chacunes entre deux lamelles circulaires, pour décrasser le filtre.
Toutes les saletés s'accumulent, elles sont bien visibles sur la photo.



Généralement, cette pièce est actionnée par l'accélérateur (voire la pédale d'embrayage) : chaque coup d'accélérateur fait tourner les lamelles droites et nettoie le filtre. Ici, ce n'est pas le cas, il faut l'actionner à la main régulièrement.

20080128-063.jpg
Le revoila après nettoyage au pinceau et gasoil.

Il a déjà l'air plus engageant...













Il n'y aura pas grand chose de plus pour aujourd'hui, parce qu'autre chose en extérieur aura pris une partie de mon temps...En voila une photo:

20080128-072.jpg
Par rapport aux petites machines que vous avez pu voir jusqu'à présent, on dira pudiquement que ce sont des joujous d'une autre catégorie...:-)
A bientot cher lecteur...
par bulbi
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Mardi 15 janvier 2008
publié dans : Le Rapid Maroillais Diesel

Hé oui quelque chose  que j'ai découvert il y a pas longtemps, sur le forum des vieilles soupapes (une vrai mine d'info sur les tracteurs anciens) :

Vous avez un radiateur percé?
Vous voulez le réparer?
Vous n'avez pas les moyens de faire réparer par un artisan?

Alors l'oeuf de poule est pour vous !

Plus précisément : le blanc d'oeuf de poule...

En effet, comme chacun sait (pas), le blanc d'oeuf est (presque) majoritairement composé d'un protéine :  l'ovalbumine  (non non , pas l'ovomaltine...).
Cette protéine, sous l'effet de la chaleur, voit se rompre les liaisons faibles qui constituaient sa structure moléculaire : elle se dénature.
Ce morcellement de la protéine  rend possible l'agrégation de  chacun de ces "morceaux" avec d'autres molécules présentant une affinité : au choix d'autres molécules protéiques ou des molécules d'eau.
Ces molécules  s'agrègent de plus en plus (si la température est suffisante), emprisonnant parmi elles de plus en plus de molécule d'eau : c'est la coagulation proprement dite (ou solidification si vous voulez du français simple :-) ).
La coagulation totale du blanc d'oeuf se fait à une température de 57°C.

A quoi ca sert? Bah à boucher les fuites sur les radiateurs par exemple...
Il suffit de mettre un blanc d'oeuf (attention, le blanc seulement, le jaune ne sert à rien) dans le radiateur à froid, laisser tourner le moteur pour que l'eau monte en température, en se coagulant les "particules" de blanc d'oeuf viennent se fixer sur la fuite.

Bon faut préciser aussi que ça ne marche que si il y a suintement, et non pas un jet d'eau...Faut pas pousser non plus...

Et comme j'ai découvert que le radiateur du Rapid est percé (en deux endroits qui plus est...), je crois que je vais en premier lieu tester cette astuce avant de sortir le chéquier...

Il existe aussi d'autres produits, artificiels, que l'on met dans l'eau de refroidissement pour boucher les fuites, que l'on trouve en centre auto. Ils coûtent de l'ordre de la dizaine d'euros. La réparation semble définitive en plus.

Et comme le radiateur d'un vieux tracteur est une pièce que l'on manipule avec soin...Faites passer le message! :-)
par bulbi
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Mercredi 9 janvier 2008
publié dans : Le Rapid Maroillais Diesel

Ce jour-là, par curiosité, je me suis penché un peu sur le moteur.

Mais j'avais comme l'impression d'être observé... Sentiment qui fut confirmé rapidement...

En effet, un admirateur se cachait à proximité, et je le débusqua sans mal. Mais j'eu beau l'inviter à venir voir le tracteur, celui-ci ne voulut rien entendre et s'en alla...

J'ai quand même réussi à le prendre en photo...

2007-12-27-008-copie-1.jpg
Il est caché derrière, vous le voyez?
C'est un faisan obscur ( de son nom latin phasianus colchicus tenebrosus mouhahaha)...
C'est d'ailleurs la première fois que j'en vois un.
Il n'est pas compliqué de deviner que c'est un faisan d'élevage.
Aux dernière nouvelles, il est toujours dans le coin, et vient dire bonjour le matin de temps en temps.
La chasse étant fermée, il ne craint plus que le renard et la fouine (et le chat aussi...)


Bref...


Sur le moteur, j'ai d'abord retiré la petite trappe latérale, sur laquelle est montée un reniflard.
Je n'ai rien découvert de spécial, les tiges de culbuteur ne sont pas abîmées, et au passage on découvre que la manette de décompression commande les soupapes des extrémités, donc celles à l'échappement (ce que l'on devine avec les tubulures d'admission et d'échappement)
2007-12-27-032.jpg

Les quatres tiges verticales sont les tiges de commande des culbuteurs. Sur les deux tiges des extrémités, une partie est élargie, et la tige peut être bloquée en position haute par l'intermédiare de la manete de décompression, dont on voit l'axe horizontal.









Pour ceux qui ont du mal à voir leur fonction, voila qui va vous eclairer :
arbre-1.jpg








Image extraite de l'excellent site http://mecaretro.free.fr/.












On referme précautionneusement (pas besoin de remettre un joint, il y a déjà un joint plastique bien conservé, mais je sens que les puristes de la mécanique vont me tomber dessus...).

Je me suis demandé pourquoi on préférait ouvrir les soupapes d'échappement plutôt que celles d'admission. Des poussières et autres particules abrasives peuvent être aspirées (ce qui ne peut être le cas à l'admission à cause du filtre), mais d'un autre coté, lorsque l'on tourne le moteur à  la manivelle, on injecte du gasoil, et il vaut mieux que celui-ci soit évacué à l'échappement plutôt que dans l'admission, sinon le mélange sera trop riche et le deviendra de plus en plus.

Voila d'ailleurs une photo des culbuteurs, vue de dessus:
undefined

On remarquera que ce n'est pas une distribution desmodromique( impressionné hein? :-) ). Normal, il n'y a que les moteurs Ducati qui possèdent ce montage... :-)












J'en profite aussi pour retirer la petite trappe sur la pompe d'injection :

2007-12-27-041.jpg



Cette pompe est de constitution assez compliquée mais le principe de fonctionnement semble être le même que celle d'Albert le Kramer, que j'ai étudié pour vous il y a peu... :-)
Simplement, il y a d'autes molettes et vis dont la fonction m'est encore inconnue.







Je vais alors passer à la trappe latérale d'accès au vilebrequin, mais avant celà, je vais vous faire découvrir quelque chose que vous n'avez encore jamais vu...

2007-12-27-057-copie-1.jpg




























Il y a des chances pour que ça ne vous parle pas beaucoup...
En fait, j'ai retiré le filtre à air (à bain d'huile), et on voit le conduit d'admission situé après ce dit filtre.

On voit une sorte de papillon, en position fermée. Il sert à réguler la quantité d'air aspiré.
Au-dessus, la commande de ce papillon. Il est commandé par une manette sur le tableau de bord et une pédale : la pédale d'accélérateur...

Sur la droite, il y a une tuyauterie, reliée à la pompe à injection. Il s'agit en fait du régulateur. C'est un régulateur de type pneumatique.
Sur le Kramer, le régulateur est tde type mécanique, c'est un système de deux masselotes en rotation qui, sous l'effet de la vitesse de rotation de l'arbre à came, s'écartent plus ou moins à cause de leur inertie, ce qui pilote la crémallère de la pompe à injection, qui régule la quantité de carburant injecté.

Ici, le principe est sensiblement identique, à part que c'est la dépression de l'air (causée par une vitesse d'air plus ou moins grande, elle-même causée par l'ouverture ou la fermeture du papillon) qui permettra de réguler la vitesse du moteur par l'intermédiaire d'une membrane.

Encore un principe mécanique que je viens de découvrir...

par bulbi
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