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Mercredi 28 octobre 2009
- Publié dans : Le bar du connaisseur

Aujourd'hui, et pour ne pas changer par rapport au sujet précédent, nous allons rester en Allemagne, et étudier de plus près un autre constructeur connu là-bas, beaucoup moins en France (quoi que si vous avez régulièrement suivi ce blog, vous devez en avoir déjà eu vent...) : les tracteurs Kramer.

On rencontre ces tracteurs plutôt dans les départements limitrophes de l'Allemagne (pour une raison évidente...), ainsi que dans le Nord de la France. Mais peut-être aussi ailleurs...

Toutes les données présentées ici proviennet d'un peu partout sur le Net, mais surtout du site allemand de référence sur les tracteurs Kramer : http://kramer-forum.de


Mais remontons le temps, réglons l'horloge à 1950, et prions pour tomber dans une concession Kramer...




...Nous y sommes...

En 1950, la gamme Kramer se décompose en 3 puissances : 12, 22 et 30 chevaux.
Ces tracteurs sont équipés de moteur Deutz ou Guldner, tous refroidis à eau, mais avec trois systèmes d'évacuation de la chaleur : par thermosiphon, par évaporation, et par radiateur avec pompe à eau.


type      
fabrication
puissance ch.
moteur
quantité image
K 12 TH 1950-1952 12 Deutz MAH 914 555
K 12 V 1950-1952 12 Deutz MAH 914 4015
K 22 TH 1950-1951 22 Güldner GW 20 1239  
K 30 D 1950 30 Güldner 2 E 16  


              La dénomination TH signifie "Thermosyphonkühlung", autrement dit " Refroidissement par Thermosiphon". Le refroidissement par thermosiphon utilise la propriété naturelle de l'eau à avoir une densité variant avec la température : plus l'eau est chaude, et plus sa densité est faible. Donc en mettant un radiateur au dessus du moteur, l'eau froide rentre par le bas moteur, et une fois rechauffée, ressort par le haut moteur, où elle est refroidie. D'autre part, plus le moteur chauffe, et plus l'eau circule vite, donc mieux le moteur est refrodi. C'est un système simple et neanmoins très robuste. Vous en verrez un exemplaire sur le SFV 201 incessamment sous peu...

              La dénomination V signifie "Verdampfungskühlung", autrement dit "Refroidissement par Evaporation". Ce type de refroidissement utilise un autre principe de physique : il faut fournir de l'énergie ( sous forme de chaleur ) pour faire passer l'eau de l'état liquide à l'état vapeur. Et cette énergie consommée pour faire changer l'eau de phase, c'est de la chaleur qui ne chauffera pas le moteur...C'est un système encore plus archaïque que le précédent, mais surtout, il ne faut pas oublier de surveiller le niveau d'eau...



Dans les années 1951-1952, de nouveaux tracteurs apparaissent, améliorations des tracteurs précédents, avec l'apparition dans la gamme d'un tracteur de 17 ch. Le motoriste allemand MWM apparait dans la gamme Kramer.
Deux tracteurs sont refroidis par air : le KB12L et le KB33.


type        
fabrication
puissance ch.
moteur
quantité image
KB 12 1952-1953 12 Guldner 1 DA 1398  
KB 12 L 1952-1953 12 MWM AKD 11 Z 79  
KB 17 1953-1956 17 Guldner D215 / 2DN 2944  
KB 22 1951-1957 22 Guldner 2DA / 2DN 2972  
KB 33 1951-1957 30 Deutz F2L514 580  



Vers le milieu des années 1950, la gamme s'étoffe sérieusement, avec les nouvelles motorisations proposés par les trois motoristes fournisseurs.
Les quantités deviennent bien plus conséquentes, Kramer profite de l'essor de la mécanisation agricole. C'est dans cette gamme que l'on trouvera les deux plus gros succès de Kramer (en comparaison de leur durée de vie au catalogue) : le KL 11 et le K15.
La dénomination change quelque peu, un "L" signifiant moteur refroidi par air, un "B" signifiant moteur refroidi par eau. Mais ce n'est pas une règle absolue, et pour certains tracteurs (le K15, son successeur le KA15, le K45...) il n'est pas possible de deviner le type de refroidissement.


type     
fabrication
puissance ch.
moteur
quantité image
KL 11
1953-1956
11
Deutz F1L612
6312
KL 12
1955-1958
11
Deutz F1L612 1822
K 15 1954-1956 15 MWM KD 211 Z 3620  
KA 15 1955-1959 15 MWM KD 211 Z 2305  
KL 17 1955-1956 17 Guldner 2LD 818  
KA 18 1956 18 MWM KD 211 Z 30  
KL 22 1954-1957 22 Deutz F2L712 1398  
KB 22 W 1954-1959 22 Guldner 2BN 1239  
KB 25 1953-1957 23 Guldner 2BN 1297  
KL 25 1954-1955 24 MWM AKD 12 Z 185  
K45 1955-1957 45 Deutz F3L514 30  

Le "trou" apparent dans la tranche des 30 chevaux n'en est pas un, puisque le K33 continue toujours à être proposé au catalogue.



 A partir de 1956, la dénomination s'uniformise. Tous les tracteurs ont une dénomination à 3 chiffres, terminant par 0 ( 180, 220, 250...) qui indique la puissance du tracteur.
C'est un élément important qui détermine l'ordre de grandeur de la date de construction d'un Kramer au premier coup d'oeil : avant 1956 ou après 1956 ( Tout en gardant à l'esprit que certains modèles précédents, à 2 chiffres , ont perduré au catalogue après 1956).

La collaboration avec MWM s'arrête. Seuls Deutz et Guldner restent, mais Deutz s'approprie le plus gros morceau. Pour certaines puissances, le type de refroidissement est au choix.

type      fabrication
puissance ch.
moteur
quantité image
KA 110
1956-1958
11
Deutz F1L612
1848
KB 150
1957-1958
14
Guldner 2KN
184
KB 180 1956-1959 18 Guldner 2DNS 1510  
KL 180 1957-1958 18 Guldner 2LD 796  
KL 220 1957-1958 22 Deutz F2L612 / F2L712 1715  
KB 220 1957-1958 22 Guldner 2BN / 2BS 42  
KA 250 1956-1959 25 Guldner 2BN 130  
KB 250 1956-1959 25 Guldner 2BN / 2BS 368  
KA 330 1957-1958 33 Deutz F3L612 352  

On remarquera que Kramer, sans doute échaudé par l'échec commercial du K45, ne propose plus de tracteurs d'une puissance supérieure à 33 chevaux.


      
 En 1958, suite à l'apparition de la nouvelle motorisation Deutz ( la série des FL 712 ), une nouvelle gamme apparait.
Les "W", refroidis par eau, et motorisés par Guldner, survivent tant bien que mal (regardez les quantités...)
Le refroidissement par air, synonyme de robustesse, simplicité et longévité, prend alors toutes ses lettres de noblesse.

type        fabrication
puissance ch.
moteur
quantité image
KLS 130
1958-1959
11
Deutz F1L712
562
KL 130
1958-1959 13
Deutz F1L712 1455
KLS 140 1958-1959 14 Deutz F1L712 668  
KW 160 1959-1960 16 Guldner 2DNS 94  
KL 200 1958-1960 18 Deutz F2L712 2570  
KL 250 1958-1960 24 Deutz F2L712 1715  
KW 250 1958-1959 25 Guldner 2BS 79  
KW 280 1959-1960 28 Guldner 2BS 146  
KLD 330   1958-1960 33 Deutz F3L712 964  



En 1960, une nouvelle gamme apparait, avec un design différent, et des capots "Durelastik", en matière plastique, censées mieux absorber les chocs et les coups.
La gamme se réduit quelque peu, la numérotation se réduit à des multiples de 50 (150, 200, 400...), excepté pour le plus petit, le Pionier.
Cette gamme naît et disparait avec les moteurs Deutz de la série FL 812.

type        fabrication
puissance ch.
moteur
quantité image
Pionier
1959-1961
11
Deutz F1L310
7
Pionier S
1959-1962
14
Deutz F1L712
971
KL 150 1961-1967 14 Deutz F1L712 / F1L812 1365  
KW 200 1961-1962 20 Guldner 2DNS 140  
KL 300 1960-1968 28 Deutz F2L712 / F2L812 5003  
KL 400 1960-1967 38 Deutz F3L712 / F3L812 2269  
KL 550 1962-1965 55 Deutz F4L712 / F4L812 62  




 Parallèlement à cette gamme, apparaît la gamme Export vers le milieu des années 60.
Elle est composée à l'origine de deux modèles, à motorisation anglaise Standard Triumph : le 350 et  le 450.

D'autre part, la gamme KL s'enrichit, avec l'apparition des KL 200 et KL 350.

type        fabrication
puissance ch.
moteur
quantité image
KL 200 1965-1967 22 Deutz F2L812 S 987
KL 350 1966-1968 35 Deutz F3L812/F3L912 744  
350 Export 1963-1968 32 Standard Triumph OE138 4644  
450 Export 1964-1967 42 Standard Triumph OE138 2042  




Enfin, en 1967-1968, une ultime mise à jour de gamme apparait, avec la mise sur le marché des moteurs Deutz de type FL 912. La gamme Export en profite : le 450 devient le 452, et le 600 Export apparait.
Le design extérieur est modifié : le capot devient plus carré. Ce sera l'apparence des derniers tracteurs Kramer.

type        fabrication
puissance ch.
moteur
quantité image
KL 260
1968-1969
24
Deutz F2L912
152

KL 360
1968-1970
35
Deutz F3L912
742

KL 450
1967-1970
45
Deutz F3L812 / F3L912
1085

KL 600
1967-1970
45-61
Deutz F3L812 / F4L812 / F4L912
247

452 Export
1968
42
Standard Triumph OE138 120

600 Export
1967-1968
55
Standard Triumph OE160 75


Les quantités diminuent sérieusement, et le groupe Kramer, devenu entre temps KramerAllrad, décide de concentrer ses efforts sur le marché du BTP, en proposant des chargeuses et télescopiques sur pneus. La société existe encore de nos jours, filiale du groupe Neuson.

Par bulbi - Communauté : Tracteurs de collection
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Vendredi 16 octobre 2009
- Publié dans : Le bar du connaisseur


Aujourd'hui, nous allons nous interesser à une marque de tracteurs assez peu connue en France, beaucoup plus outre-Rhin : les tracteurs Bautz.

Il est posible de trouver sur le Web allemand de nombreuses infos sur cette marque de tracteur. Je me suis simplement attelé à reconstituer l'histoire de la gamme de façon chronologique, pour que vous puissiez, sait-on jamais, la raconter à vos enfants, le soir, quand ils ne veulent pas dormir...:-)

Bautz fut à l'origine un constructeur de matériel agricole, qui, au sortir de la seconde guerre mondiale, décida de se lancer dans les tracteurs agricoles.

Après une première tentative de collaboration infructueuse avec Stihl (oui oui, les tronconneuse du même nom...Ils faisaient aussi des tracteurs, à l'époque... Mais pas importés en France à ma connaissance...), Bautz décide de lancer, en collaboration avec la société Zanker, le B14AS, équipé d'un moteur monocylindre diesel 2 temps.

type fabrication
puissance ch.
moteur
image
B 14 AS 1949-1951 14 Zanker


Les ventes étant satisfaisantes, Bautz décida d'acheter la licence, et fabriqua alors ses propres tracteurs. La série des AS était née.

Le premier modèle construit fut un AS 120, équipé d'un moteur Diesel MWM KD 11 Z, de 12 ch. Ce moteur sera remplacé dès 1952 par un KD 211 Z, de 14 ch.
Ces premiers tracteurs seront entièrement vert, avant que n'apparaissent le vert et jaune en 1953. Mais il était aussi possible à l'époque de choisir la couleur rouge, ce qui explique pourquoi il est possible de rencontrer certains AS 120 de cette couleur.

Toujours en 1953, la gamme s'étoffe, 3 nouveaux tracteurs apparaissent.


type fabrication
puissance ch.
moteur
image
AS120
1950-1952
12
MWM KD11Z
AS120-B
1952-1959
14
MWM KD211Z
AS122
1952-1960
12
MWM AKD 112 E
AS170
1952-1954
16
Güldner 2 D 15
AS220
1953-1955
22
Güldner 2 DA


Deux évolutions verront le jour : l' AS121 (évolution de l' AS122 ) et l' AS171 (évolution de l'AS170), qui seront produits à quelques exemplaires, avant que la deuxième génération n'apparaisse.

type fabrication
puissance ch.
moteur
image
AS121
1954-1955
12
MWM AKD 12E
AS171
1954-1955
18
MWM KD 211 Z


Les deux plus gros tracteurs ( AS 170 et AS 220 ) seront remplacés par la deuxième génération : les AS 180 et AS 240.
Quand à l'emblématique AS 120 (deuxième version), il continue son petit bonhomme de chemin.



type fabrication
puissance ch.
moteur
image
AS180 1955-1956
18
MWM KD211Z
AS240 1955-1956
24
MWM AKD12Z



Dans les années 55-56, certains tracteurs deviennent disponibles avec une motorisation refroidie par eau ou par air au choix. Ce sera la naissance de la gamme AL ( " Air " se disant  " Luft " en allemand) et AW ( "Eau" se disant "Wasser" en allemand ). La gamme se compose alors de quatre tracteurs : le 122, 120, 180 et 240.



type fabrication
puissance ch.
moteur
image
AL122 1956-1960
12
AKD 112E

AW120 1956-1960
14
MWM KD 211 Z
AL180 1955-1959
18
MWM AKD 311 Z
AW180
1956-1959
18
MWM KD 211 Z
AL240
1954-1958
24
MWM AKD 112 Z
AW240 1954-1959 24 MWM KD 12 Z  


En 1959, cette gamme devenant vieillissante, et les ventes périclitant, une nouvelle gamme prend le relais. Pour relancer les ventes, Bautz décide de changer de couleur : ses tracteurs ne seront plus vert et jaune, mais gris et rouge.
Trois tracteurs, de 15 à 25 chevaux, sont alors dessinés. Pour compléter son offre vers les plus de 30 chevaux, Bautz s'associe avec le constructeur britannique Nuffield, et propose deux autres tracteurs au catalogue, qui sont des Nuffield Universal 3 et Universal 4.


type fabrication
puissance ch.
moteur
image
200 1959-1962 15
MWM AKD 10 Z
300 1959-1962
20
MWM AKD 311 Z
AL350 1960-1961 25 MWM AKD 112 Z  
AW350 1957-1961 25
MWM KD 12 Z
Nuffield Universal 3
1958-1962 35
3cylindres diesel BMC
Nuffield Universal 4
1958-1962
45
4 cylindres diesel BMC



Ce contrat commercial sera vite cassé, et Nuffield sera remplacé l'espace de quelques mois par Hanomag.

En 1962, Bautz cesse la construction de tracteurs, et se concentre sur le matériel de récolte, avant d'être définitivement repris par Claas en 1969. Environ 25 000 tracteurs Bautz auront été produits.

Par bulbi - Communauté : Tracteurs de collection
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Mardi 29 septembre 2009
- Publié dans : Le bar du connaisseur


Dans le même esprit que la présentation de la gamme Deutz des années 50 à 67, je vous présente ici succintement les principaux tracteurs Mac Cormick de cette époque, que l'amateur éclairé de tracteurs anciens est susceptible de croiser...

Toutes les infos sont extraites du site lestracteursrouges, site bien plus complet que ce que je vous présente, et que je vous invite à consulter si vous êtes interessés par la riche histoire de cette firme.

Mais tout d'abord, quelle est la différence entre Mac Cormick, Farmall, International Harvester et Case?

International Harvester est la société résultant de la fusion des deux sociétés : Mac Cormick et Deering. Les tracteurs de cette époque sont de marque Mc Cormick - International.

Farmall n'est pas une marque de tracteurs, mais le nom d'une série (à la grande longévité) comme nous verrons plus tard.

Case est une autre marque de tracteur, répandue à l'époque aux Etats-Unis, beaucoup moins en France., et qui fera parler d'elle principalement à partir du rachat de la Société Francaise de Vierzon.

En 1967, le groupe Tenneco (propriétaire de Case) rachete International Harvester. A partir de 1985, les tracteurs IH  sont désormais de marque Case IH (encore de nos jours).

Ces distinctions étant faites, on peut s'atteler à l'étude de la gamme. L'article se résumera aux tracteurs assemblés en France, car ce sont les plus courants dans les manifestations.
Ils sont reconnaissables à leur préfixe "F", signifiant fabriqués en France. Par exemple, le Farmall C américain a un équivalent francais : le Farmall FC.
Suivant la même logique, les tracteurs fabriqués en Grande Bretagne commencent par la lettre B, et ceux fabriqués en Allemagne par la lettre D.


Ensuite, il faut savoir que la dénomination « Farmall » correspond à un type de tracteur à train avant large et à "longue" colonne de direction. Cette dénomination est tellement passée dans le langage courant, que beaucoup de gens pensent qu’il s’agit d’une marque. Hé bien non…

 

Ces mêmes tracteurs, en version « standard » (train avant raccourci, volant plus proche du tableau de bord, roues arrières en 28 pouces au lieu de 36 pouces, sauf pour les petites puissances), sont dénommés « Utility ».

 

Enfin, il existe une version vigneron : les « Vineyard »




La série des « Farmall C »


Elle démarre par le Farmall FC, à moteur Continental C-123 importé des Etats-Unis. Une version un peu plus puissance, le Super FC, toujours à essence, sera proposée au même moment. Elle a un équivalent en motorisation Diesel, le FC-N, à moteur importé d'Allemagne.
L'usine de St Dizier fabriquant désormais ses propres moteurs, remplacant les C-123, deux nouveaux tracteurs apparaissent : les Super FC-C (essence, moteur FC-123) et Super FC-D (diesel, moteur FD-123)

 

type

fabrication

puissance ch

moteur

  image 

Farmall FC

1951-1952

20

  C-113 essence
 

Farmall Super FC

1952-1953

22

  C-123 essence

 

Farmall FC-N

1952-1953

22

  DF-214 diesel

 

Farmall Super FC-C

1952-1957

21,7

  FC-123 essence

 
Farmall Super FC-D 1953-1957 21,7 FD-123 diesel  

 

 

 

Certains de ces tracteurs ont été adaptés en version « Standard » : les « Utility »

 

type

fabrication

puissance ch

moteur

  image 
Utility Super FC-C 1954-1957 21,7 FC-123 essence
Utility Super FC-D 1955-1957 21,7 FD-123 diesel  

 

 

Enfin, si il existe une version Utility, alors il existe aussi une version Vineyard : la version vigneronne. Je ne m’appesantirais pas dessus, étant donné que dans le Nord de la France et ses environs, je n’en croise jamais…

 

 


 

Le Farmall Cub

 

A cette même époque, existait dans la gamme Mc Cormick un Farmall de puissance inférieure, qui sera promis à un grand succès : le Farmall Cub. D’abord importé des Etats-Unis, il sera ensuite assemblé en France ( le F-Cub ). Il est reconnaissable à son moteur déporté, vendu sous l’appellation « Cultivision ». C’est le grand concurrent du Pony de chez Massez Harris.

Une version à la puissance augmentée verra le jour, le Super F-Cub.

 

type

fabrication

puissance ch

moteur

  image 

Farmall F-Cub

1955-1957

9

FC-60 essence


Farmall Super F-Cub

1958-1962

14

SFC-60 essence


 

 



La série "5"

A cette série, succède la série des « 5 ». La base est toujours héritée des FC, tout comme le moteur sur certaines séries. Cette série se décompose en trois gammes de puissance : 17, 26 et 35 chevaux. Seul le milieu de gamme voit subsister une version essence.

 

type

fabrication

puissance ch

moteur

  image 

Farmall F135D

1958-1960

17

FDD-74 diesel


 



Les F235 ( et F235D ) ont la même base et le même moteur que les Super FC ( et Super FC-D )

type

fabrication

puissance ch

moteur

  image 

Farmall F235

1957-1959

26

FC-123 essence


Farmall F235D

1957-1959

26

FD-123 diesel




Le haut de la gamme est occupé par le F265D (35 ch.)

type

fabrication

puissance ch

moteur

  image 

Farmall F265D

1959-1961

35

FD-136 diesel




Ces tracteurs existent aussi en version « Utility », excepté pour le plus petit :

type

fabrication

puissance ch

moteur

  image 

Utility FU235

1957-1959

26

FC-123 essence


Utility FU235D

1957-1959

26

FD-123 diesel



type

fabrication

puissance ch

moteur

  image 

Utility FU265D

1959-1961

35

FD-136 diesel



 



La série des "7"

 

A cette série, succèdera la série des « 7 » : il s’agit de la même gamme que la série « 5 », modernisée, à la puissance moteur augmentée. Seules des motorisations Diesel sont au catalogue.
Elle se décompose toujours en trois gammes de puissance : 20, 30 et 35 ch.

 

Le plus petit, le successeur du 135, n’existe qu’en version Farmall :

 

type

fabrication

puissance ch

moteur

  image 

Farmall F137D

1960-1964

20

FDD-74 diesel


 

 

Quand au remplaçant du 235, il n’existe qu’en version Utility :

type

fabrication

puissance ch

moteur

  image 

Utility FU237D

1961-1961

30

FD-128 diesel





Seul le successeur du 265 dispose de plusieurs versions :

 

type

fabrication

puissance ch

moteur

  image 

Farmall F267D

1961-1961

35

FD-136M diesel


Utility FU267D

1961-1961

35

FD-136M diesel


 

 



La série des "0"

Vous aurez remarqué la courte durée de vie de la série des "7". Elle sera remplacée rapidement par la série des « 0 ». Ces tracteurs existent en trois types :

  - Farmall

  - Standard : qui remplace la dénomination « Utility ».

  - Verger-Vigne : qui remplace la dénomination "Vineyard".

 

La plus petite série ( le 137 ) n’a pas de successeur dans cette gamme. Seules deux puissances sont donc disponibles.

 

 

type

fabrication

puissance ch

moteur

  image 

Farmall F240

1962-1965

30

FD-128 diesel


Standard F240

1962-1965

30

FD-128 diesel


 

 

 

type

fabrication

puissance ch

moteur

  image 

Farmall F270

1962-1965

35

FD-136 M diesel


Standard F270

1962-1965

35

FD-136 M diesel


 



Cette série sera remplacée par la série des « 3 » (3 cylindres), puis des « 4 » (4 cylindres) et des « 6 » (6 cylindres), qui ne seront plus des tracteurs entièrement construits en France.

 

Malheureusement, ce n'est plus l'objet de cet article...

Par bulbi - Communauté : Tracteurs de collection
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Vendredi 25 septembre 2009
- Publié dans : Rassemblements / Expositions



Voila le dernier volet du rassemblement : le matériel agricole.



On commence par un matériel que je n'avais encore jamais vu : une batteuse à cheval.

Le principe est simple : un cheval marche sur un tapis roulant fait de planches de bois, ce qui entraine le mécanisme de la batteuse.

C'est une batteuse de marque Bertin Beaupré.

Il y avait de l'idée, chez les anciens...











Il y avait quelques moissonneuses batteuses, en particulier cette moissonneuse tractée Claas Super 500.
 












Il y avait pas mal de matériel de fenaison, en particulier cette faneuse de marque Kuhn, à entrainement par chaine. (souvenez-vous, vous en avez déjà rencontré une ici, et d'ailleurs, vous allez en entendre parler de nouveau dans pas longtemps...)















Il y avait une faucheuse tractée de marque Massey Ferguson, à entrainement par cardan.













Et une autre de marque Osborne, bien plus ancienne, tirée par des boeufs et à entrainement du mécanisme de coupe par la rotation des roues.














Ainsi qu'une autre, de la même époque et du même principe, de marque Puzenat.















Il y avait aussi une rateleuse "Le sanglier"... Le monde est petit...









Par bulbi - Communauté : Tracteurs de collection
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Lundi 21 septembre 2009
- Publié dans : Rassemblements / Expositions


Voici le troisième volet sur ce rassemblement :





Un Nuffield Universal type 3DL de 1960.
Ce tracteur anglais est équipé d'un moteur diesel BMC de 2 550 cc développant 41 ch.











On passe à une autre marque bien représentée lors de ce rassemblement : les Renault.




Le plus ancien fait partie de la gamme des 304 developpés après la deuxième guerre mondiale.
Il s'agit d'un 3040, fabriqué à 2 750 exemplaires de 1947 à 1948.
Il est équipé d'un moteur à essence 4 cylindres 614B, développant 30 ch à 1 800 tr/min.
 Ce moteur est aussi appelé "85", qui n'est autre que le diamètre d'alesage.











On trouve son successeur dans la gamme, à partir de 1951, en l'occurence un R7012. Fabriqué de 1951 à 1955, il est équipé d'un moteur Perkins P4TA de 37 ch à 1 600 tr/min.














Puis les successeurs des 7012, 7013, 7022 et 7023 : les "D".

Voici un D22














Et le plus gros de la gamme : le D35.

Tous deux sont équipés d'un moteur MWM refroidi à air (2 cylindres pour le D22, 3 pour le D35)
 










Il y avait aussi un tracteur que vous reconnaitrez facilement...

C'est un Société Francaise 201.

Voila vers quoi je dois tendre à la fin de la rénovation...













Il y avait aussi un imposant HV1, monocylindre semi-diesel de 10 320 cc











On passe à une autre marque fort représentée dans ce rassemblement : les Someca.





On commence par le plus ancien : le DA50L.

Il s'agit d'un DA50, à l'empattemement augmenté.
Il est équipé d'un moteur OM COD40, délivrant 39 ch. à 1 500 tr/min.












On tombe ensuite sur un Som40H, c'est à dire un Som40 avec relevage hydraulique MGF renforcé. Il a été construit de 1961 à 1963.













A la même époque, a été construit le Som 55.
Ce tracteur a la particularité d'être équipé de l' "Amplicouple", un système permettant d'embrayer sur une une gamme de vitesse inférieure lorsque l'on débraye à moitié. Il est censé trouver son utilité dans des zones necessitant une capacité de traction plus importante.

Le moteur est un 4 cylindres OM  de 4 156 cc.










Son successeur dans la même tranche de puissance est le 511, à la calandre du même style "retro" que le Som40.
Il a été consturit de 1964 à 1965.
Le moteur OM CO 2 D 45 développe 55 ch à 1 600 tr/min.












Le successeur du 511 est le 550, au moteur Fiat 854 de 3 120 cc seulement, mais tournant vite : il développe 55 ch à 2 400 tr/min.













Il y avait un tracteur à l'allure un peu spéciale : le Som481 GD.

Le "GD" signifie "Grand Dégagement".

L'essieu avant est situé bien en avant de la calandre, ce qui lui donne cette allure bizarre.
il a été concu pour les cultures en ligne, cette configuration donnant une plus grande visibilité au conducteur.







Enfin, le dernier, le plus jeune et le plus puissant : le 715 5L

Le "L" signifie "Long" : l'empattememnt est supérieur à celui du 715.
Le "5" signifie 5 litres de cylindrée (4 940 cc exactememt)

Le moteur Fiat CO 3D développe 80 ch à 2 000 tr/min.

Dommage qu'il manque la calandre, qui est caractéristique de la série des "15"...









Enfin, le dernier : un Steyr 288. Tracteur qu'il n'est pas courant de rencontrer dans la région, jusqu'à recemment d'ailleurs, et que l'on ne rencontrera plus jamais dans le futur puisque le groupe Steyr a été racheté par CNH. L'usine autrichienne fabrique les MAXXUM actuellement.








L'exposition de tracteurs touche à sa fin... Mais il y a encore de la place pour le matériel agricole...
Par bulbi - Communauté : Tracteurs de collection
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Mercredi 16 septembre 2009
- Publié dans : Le Société Francaise 201

Depuis le dernier article sur la boite de vitesse du 201, j'ai avancé dessus, à une vitesse un peu inférieure à celle que j'attendais, car il y avait un élément perturbateur saisonnier à côté du hangar où est stocké le tracteur...



Ce sont des mirabelles... Delicieuses, soit dit en passant...

Mais bon, la cueillette des mirabelles et les mains pleines de cambouis, ca ne fait pas bon ménage...

J'en mangeais quelques unes au début du chantier, mais après je me contentais de les surveiller...







Bref...

On se souvient que les fourchettes d'embrayage étaient grippées, la boite étant bloquée. Elles ont recu leur dose de dégrippant tous les soirs pendant une semaine ( merci soeurette ), et après quelques coups de marteau bien placés (à la base de la fourchette), on entend au bruit que ca se débloque petit à petit .(Ce n'est pas un bruit sourd comme quand une pièce bute sur quelque chose)


Au final, après un bon coup de karcher, et un passage des axes à la toile émeri, les fourchettes sont déjà bien plus présentables.


Ca fait déjà un beau problème de moins, car mine de rien, vu la relative fragilité des pièces, je ne garantissait pas le succès de l'opération

Mais il est un proverbe dans la restauration : si une pièce est bloquée, gave-là de dégrippant et laisse faire le temps...

...ca marche, chef !!



Ensuite, on peut s'interesser à la pignonnerie de la boite.


Comme on voyait sur cette photo, il y a pas mal de petites taches et protubérances de rouille sur la pignonnerie. Il faut impérativement la nettoyer.

Une première solution, pour nettoyer des boites, c'est de badigeonner avec du gasoil les pièces dans la boite, à la pompe à main ou au pinceau. ca marche bien quand on veut simplement retirer le dépôt d'huile et de boue au fond de la boite, et que les pignons sont restés propres.

Le problème ici, c'est que les pignons sont sales... Et il faut impérativement retirer les dépôts sur les dents...Cette méthode a ses limites.



L'autre méthode, plus longue certes, mais plus expéditive, c'est de démonter les pignons de la boite, et les nettoyer au karcher. Dans le même temps il aura fallu démonter les roulements, et comme il y a des dépots de rouille dus au temps, j'ai bien peur de retrouver la même chose sur les roulements...


Et justement, voila l'état des roulements...



C'est un roulement du deuxième étage de boite, qui tourne lorsque les roues arrières tournent.
On voit clairement la "bouillie" de rouille.
C'est lors du déplacement du 201 vers le hangar où il est actuellement.
Il n'y avait pas très long, on n'allait pas très vite, mais ca a suffit...











Sur les pistes de roulement, c'est le même topo : elles sont sérieusement marquées par la rouille. Il est évident qu'il faut les changer, sinon, à l'utilisation, un sérieux bruit de roulement mort nous rappellera à l'ordre...









Il y a quelque chose que j'ai oublié de préciser à propos de ce tracteur, c'est la position des arbres de pignon.
Sur un tracteur "classique", les arbres sont dans la longueur du tracteur, et pour les sortir il faut couper le tracteur en 2.
Sur le 201, les pignons sont disposés à 90° : les arbres de pignons sont perpendiculaires à la longeur du tracteur. Il n'y a donc pas besoin de couper le tracteur pour les sortir :





Cette photo montre le coté du carter de boite de vitesse, coté embrayage. On y voit les trois étages de la boite de vitesse, que je vous montrerait plus en détail après.










Les roulements de boite sont montés en "X" ( type de montage classique des roulements à rouleaux coniques de boite de vitesse) : ici, il faut retirer un capuchon de roulement situé sur un coté (on sort une bague extérieure dans le même temps), puis extraire la bague extérieure de l'autre coté, (pour ma part, j'ai fait ça à coups de marteaux bien placés en bout d'arbre opposé), puis la bague intérieure d'un coté de l'arbre (avec un extracteur à roulement). On peut alors faire coulisser les pignons sur l'arbre cannelé, et récupérer l'ensemble. On récupère les différents étages de la même façon.





Voici une photo de l'un des capuchons de roulement (la bague extérieure est encore dedans, la rouille aussi...):











Le premier arbre récupéré : l'arbre des baladeurs :






C'est celui sur lequel les pignons se déplacent pour enclencher les vitesses. Cette photo est après nettoyage des pignons.










Le deuxième étage:







Avant nettoyage des pignons











et le troisième étage, le démultiplicateur :



Maintenant, dans la boite, il y a comme un vide...



...à un pignon près. Il est trop gros pour sortir par la première ouverture, il faut complètement démonter le différentiel, donc sortir les trompettes...Ca commence à faire du gros chantier. Tant pis, il sera nettoyé dans la boite.
D'ailleurs je me dis, vais-je devoir aussi changer les roulements à bille dans les trompettes...Pour l'instant je laisse comme ca, si jamais il fait du bruit quand il tournera, je saurai où est la cause.







J'en profite pour démonter le pignon de marche arrière. Il y a deux roulements à bille.




Je n'ai plus qu'a commander des nouveaux roulements : 30306, 32209, 32307, 30307, 32310 et 32212 pour les coniques, et 6205 pour les billes.

Par bulbi - Communauté : Tracteurs de collection
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Lundi 14 septembre 2009
- Publié dans : Rassemblements / Expositions



Voici, pour le lecteur impatient, le deuxième volet du reportage sur l'exposition de La Neuville Les Dorengt...





Un Hanomag R24 de 1956. Ce tracteur a la particularité d'être équipé d'un moteur Hanomag bicylindre 2 temps (type D621) de    1 021 cc.

C'est le même moteur qui equipe les Massey Harris Pony 820D....










...dont voici un exemplaire.
Les Pony, du constructeur canadien Massey Harris, sont des tracteurs très courants dans les campagnes francaises.

Les premiers furent importés du Canada, avant la construction d'une usine à Marquette-les-Lille.

Le Pony de la photo est un 820D, à moteur diesel Hanomag décrit précédemment. Mais la puissance annoncée n'est que de 18 ch...
Il fut construit de 1957 à 1958






Il existe aussi une version essence du 820D : le 820...

Plusieurs motorisations ont été montées sur ce tracteur :

- Moteur de Simca 9 (Aronde) - 1 220 cc, 16 ch.
- Moteur de Peugeot 203 - 1 290 cc - 16 ch.

Les deux motorisations étaient présentes dans l'exposition.











Un autre Pony était présent : le 812.


Il s'agit du prédécesseur du 820. Il est équipé d'un moteur de Simca 8 de 1 200 cc.












Un HELA  (ou Hermann Lanz) D24 (D117 sur la plaque constructeur), de 1957. Ce tracteur est équipé d'un moteur MWM KD211Z, qui est le même que celui qui équipe le Kramer K15 ou le Bautz AS120 entre autres.











On retrouve un engin bizarre, dont un autre exemplaire avait déjà été croisé dans un précédent rassemblement : c'est une motofaucheuse Kiva, à moteur Bernard W112

















Etait aussi présent un Lanz D2016.
C'est un monocylindre 2 temps horizontal, délivrant 20 ch et d'une cylindrée de 2 256 cc.













On y retrouve un autre tracteur déjà rencontré : un Fendt Dieselross F12HLA.


Il est équipé d'un moteur monocylindre MWM refroidi à air, de cylindrée 905 cc, développant 12 ch à 2000 tr/min









On a croisé des Massey Harris, on croise maintenant des Ferguson, avec ce FF30 DS.

"FF" signifie Ferguson France. Ce tracteur fut construit en France dans l'usine de Saint Denis de la société Standard Hotchkiss.
Le  "DS" montre qu'il s'agit d'une version Diesel Standard.
Et le "30" pour 30 chevaux...










On y trouve un autre Ferguson : un TEA20.
Celui-ci fut importé de l'usine de Coventry, en Angleterre.

"TEA" signie que c'est une version essence à moteur Standard.












De l'union de Massey Harris et de Ferguson, a été créé Massey Ferguson, dont voici un exemplaire avec ce MF 835 DS.
"DS" pour Diesel Standard...
Le 835 est la version francaise du MF35, assemblé à l'usine de Beauvais.
Le moteur est un moteur Standard 23 C, de   2 259 cc.







On peut ausis croiser un magnifique Fordson, vraisemblablement un Standard type N. Il est équipé d'un moteur Ford 4 cylindres de 4 351 cc, développant 26 ch à 1 100 tr/min. Il fut construit à l'usine Ford de Dagenham, dans le comté du Essex.
La couleur choque au premier abord, ca fait "John Deere" ou "Société Francaise"...
La couleur d'origine des Fordson N est orange, devenue vert foncé en 1940.
 L'histoire raconte que ce changement de couleur avait pour but de rendre les tracteurs moins visibles aux yeux des avions ennemis...




Il n'est pas très courant de rencontrer des chenillards dans les expositions, et pourtant nous avions eu droit à deux exemplaires ce jour là...






Un Saint Chamond TA60. Il est équipé d'un moteur 4 cylindres de 60 ch, que je pense être un Vendeuvre.














L'autre chenillard de la manifestation, un International TD6. Il est equipé du moteur International D-248, Diesel 4 cylindres de 4 050 cc. Il présente la particularité (pas si rare que ca à l'époque...)  de démarrer à l'essence, avant de basculer sur le gasoil.








Cet exposé vous a plu?  :-)  Alors ne ratez pas le troisième épisode...



Par bulbi - Communauté : Tracteurs de collection
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Mardi 8 septembre 2009
- Publié dans : Rassemblements / Expositions


Ce week end, avait lieu une exposition de tracteur dans ce petit village de l'Aisne. Il y avait pas mal de tracteurs et de vieux matériel agricole, et plusieurs pièces plutôt pas courantes. Voyez plutôt :






Un tracteur forestier de marque AGRIP.

C'est un ARD40, de 1961, équipé d'un moteur 4 cylindres refroidi par air, de marque AGROM.















ll y avait son concurrent : un LATIL  H14TL10, de 65 ch.















Un Allis Chalmers FD3, à moteur bicylindre de 1 570 cc. Ce tracteur est équipé d'un pont de conception ZF, que l'on croise sur bon nombre d'autres marques de tracteurs.















Un magnifique Babiole Super Babi 203, qui comme son nom l'indique, est équipé d'un moteur essence de Peugeot 203.













Un vénérable Deering 10-20 complet, des années 30, avec ses roues en fer d'origine (et les bandes caoutchouc sur les roues arrières).
Vu la couleur rouge (si elle est conforme à celle d'origine), il s'agit d'un des derniers produits.


A l'époque, les moteurs (à essence) développaient 20 ch avec 4 cylindres... Il faut dire aussi qu'ils tournaient à 1 000 tr/min...






On passe à l'une des marques les plus représentées : les Deutz.

Le plus anciens de la gamme présentée : le F1M414.

C'est un monocylindre refroidi à eau, de 1 100 cc, développant 11 ch.










Son successeur à partir de 1950 : le F1L514. Monocylindre de 1 330 cc , développant 15 ch, refroidi à air (c'est le début de la grande aventure des moteurs Deutz refroidis à air...)

Le tracteur ici présent est un F1L514 /50, ce qui signifie qu'il a été construit en 1950. Il s'agit donc de l'un des premiers tracteurs de la gamme.










On poursuit notre avancée dans le temps avec un tracteur de la gamme suivante : les 612.

Pour rappel, si vous avez un peu de mal avec la gamme Deutz de l'époque, je vous ai concocté un petit article qui va vous sauver la vie, et qui se trouve ici.

Le tracteur de gauche est un F1L612, monocylindre refroidi par air, de cylindrée 763 cc, développant 11 ch. Eh oui, il est un peu moins puissant que le précédent...







On attaque la série des "D", en commencant par ce D15 N.

Il s'agit du dernier monocylindre Deutz. Il est animé par un moteur type F1L712 (gamme qui a remplacé les "612") de 850 cc, développant 14 ch à 2 400 tr/min.

Le suffixe "N" signifie "Normal".











On monte en puissance avec le D25 S, qui est equipé d'un bicylindre de type F2L712, de 1 700 cc, développant 18 ch à 1 800 tr/min.


Le suffixe "S" signifie qu'il est quipé d'une boite "rapide", lui permettant de rouler à plus de 25 km/h.

Ce tracteur a été construit de 1958 à 1959, et a été ensuite remplacé à partir de 1960 par le D30...






...équipé du même moteur F2L712, mais tournant à 2 300 tr/min, maxi, ce qui porte sa puissance à 30 ch (je n'ai pas compris comment, le gain de vitesse moteur n'explique pas une telle différence de puissance.)

Le tracteur de la photo est un D30 S.












Du vert, on passe au rouge, avec un Farmall Cub américain (FCUB), équipé d'un moteur à essence Continental IM C60 à 4 cylindres de 975 cc, développant 9,5 ch.

A partir de 1955, ce tracteur a été fabriqué à l'usine de St Dizier...










...dont voici un magnifique exemplaire. ces tracteurs prennent l'appelation FFCUB (le préfixe "F" supplémentaire signifiant fabriqué en France)

On notera la différence de calandre entre les deux tracteurs. Le Cub francais reprend la calandre du F235...











... dont voici un exemplaire.

Il s'agit d'un Mac Cormick F235, ici un FCD235 (ou FC235D...), car construit sur une base de Farmall FC, et équipé d'un moteur Diesel type FD123, qui équipait les Super FC.


Ca commence à chauffer sous le capot, il va falloir que je regarde la constitution de la gamme Mc Cormick plus en détail, je commence à me perdre dans les détails...

Bref...





Dans la gamme, existait ausis la version "Utility" : le FU235D.

Un "Utility", en bon francais, est un tracteur "standard" ou "classique", le volant n'est plus situé au bout d'une longue colonne de direction, l'empattement est réduit.

C'est assez flagrant quand on compare les deux photos...











Le FCD235 existait aussi en version "row crop", c'est à dire une seule roue à l'avant, ce qui lui procure un rayon de braquage considérablement réduit.

S'il n'est pas si rare de trouver des tracteurs "row crop", il est plutôt rare d'en trouver une telle version sur un F235.












A la même époque, était aussi commercialisé le F135D, tracteur équipé d'un moteur diesel bicylindre type FDD-74 de 1 217 cc, donnant une puissance de 17 ch.

Il sera remplacé assez rapidement par...










... le F137D. A priori, il est difficile de les reconnaitre au premier coup d'oeil, si ce n'est aux ailes et au tableau de bord, moins proéminent sur le  nouveau 137.

Ce tracteur est équipé du même moteur que le F135D, mais poussé à 20 ch.











Le dernier Mac Cormick du rassemblement est un F270, produit de 1962 à 1965. Il s'agit du successeur du F267D, lui-même successeur du F265D...

Le moteur est de type FD-136 M, c'est un diesel 4 cylindres de 2 230 cc, développant 35 ch.

C'est l'un des derniers tracteurs Mc Cormick de conception et fabrication uniquement francaise.








Je vais vous laisser souffler pour aujourd'hui, mais n'ayez crainte, il y a encore de bien belles choses à raconter... :-)




Par bulbi - Communauté : Tracteurs de collection
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Jeudi 13 août 2009
- Publié dans : Rassemblements / Expositions

Ce WE, je suis allé faire un petit tour dans un village situé à proximité de Jenlain.

Jenlain étant, comme chacun sait, le village de la bière éponyme...Ahhhhhh, la fameuse Jenlain Ambrée... Et la toute nouvelle, la Jenlain Six... Mais je m'égare...

Donc dans ce petit village, dénommé Villers Pol (à proximité de Jenlain, donc...), a eu lieu la fête de la moisson.

Il y avait quelques tracteurs, ainsi que du matériel de battage, et du matériel à traction animale.

Mais place aux photos.

Tout d'abord, le matériel :







Une arracheuse à pommes de terre, très bien conservée















Une faucheuse IH, à traction animale, tout aussi bien conservée.













Une moissonneuse-lieuse IH en action, tirée par trois chevaux de trait.

Hé oui, c'est la fête de la moisson...










Il y avait aussi cette vieille remorque, tirée par deux magnifiques boeufs de race tarine.

La remorque servait à récupérer les bottes faites par la moissonneuse-lieuse, pour les mener jusqu'à la batteuse.

Batteuse dont les photos sont ci-après :












Tout d'abord, celle en action : une batteuse Société française.















Il y avait aussi une batteuse Garin. Batteuse presque locale, puisque venant des usines Garin de La Vallée aux Bleds, dans l'Aisne (actuellement renommé La Vallée aux Blés).













Autre constructeur presque local, avec la présence de cette batteuse Wintenberger, qui fut autrefois l'un des plus gros fabricants de batteuse. L'usine Wintenberger était située à Frévent, dans le Pas-de-Calais













Efin, une batteuse Lanz, portant l'inscription "Heinrich Lanz Mannheim "









On peut maintenant s'interesser aux tracteurs présents :





Un tracteur qu'il n'est pas courant de rencontrer, c'est un Babiole Tracfor 403, équipé d'un moteur à essence de Peugeot 403.















Un Field Marshall série III, dans son jus.















Un Lanz D2416.













Un Massey Ferguson 152, équipé d'un moteur diesel Perkins AD3 152, d'une cylindrée de 2 500 cc.












Un Renault 7012, lui aussi à moteur Perkins, diesel 4 cylindres P4TA délivrant 30 ch à 1600 tr/min, et d'une cylindrée de 3 140 cc.
Ces tracteurs  (et la série des 7012-7013-7022-7023) sont la version "dieselisée" des 3040, 3041à 3046, équipés pour leur part d'un moteur à essence.
Il s'agit des derniers tracteurs produits avant la fameuse série des "D"











Un Société Francaise Vierzon 302, tracteur que l'on rencontre fréquemment dans les expositions.













Un autre 302, rénové, attaché à une presse Rivierre-Casalis

















Un 401, qui entraînait la batteuse. On reconnait un 401 d'un 402 à la forme des ailes arrières, qui sont plus droites sur le 402.













Un Super 204, l'un des derniers tracteurs au nom de la SFV. Il s'agit d'une évolution du 202, elle-même étant une évolution du 201...













Un autre tracteur plutôt rare dans les concentrations, c'est un SIFT TD4. D'une puissance de 45 cv à 1 100 tr/min, il est équipé d'un moteur Diesel de conception SIFT 4 cylindres de 6080 cc. Le bloc moteur et la pompe d'injection sont impressionants, vu la taille du tracteur.













Un Someca 600 était aussi présent.



Par bulbi
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Mardi 11 août 2009
- Publié dans : Le bar du connaisseur

Après avoir vu la designation des roulements à rouleaux coniques, on s'interesse ici à un autre type de roulement au moins aussi répandu dans la mécanique agricole : les roulements à bille.


Vous allez vite voir que ca ressemble fort à celle des roulements à rouleaux coniques... En fait, la dénomination suit la même symbolique quel que soit le roulement...

Tout d'abord, un roulement à bille à gorge profonde ( c'est la dénomination normalisée ) est de type 6. Le lecteur se souviendra que le roulement à rouleaux coniques et de type 3.

Les chiffres suivants donnent une indication sur la série de largeur utilisée (chiffre valant 8, 0, 1, 2, 3, 4, 5, ou 6; plus le chiffre est élevé, plus le roulement est large. Ils donnent ensuite une indication sur la série de diamètre extérieur utilisé (chiffre valant 7, 8, 9, 0, 1, 2, 3 ou 4).

Enfin, les deux derniers chiffres, multipliés par 5, donnent le diamètre intérieur du roulement.

Il arrive parfois, pour des roulements très courants, que le chiffre de la série de largeur soit omis. Cela signifie que la largeur est de série "0". On va en voir un exemple de suite...


Prenons l'exemple d'un roulement de pignon de marche arrière du 201 : c'est un 6205. Cela veut dire :

6 - roulement à bille à gorge profonde.
(0) - ce roulement n'a que 4 chiffres et non 5. Cela veut dire que le chiffre de série des largeurs est omis. Il est de série "0".
2 - série de diamètre extérieur "2".
05 - à multiplier par 5 : le diamètre intérieur du roulement est de 25 mm.
Par bulbi
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