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Jeudi 3 janvier 2008
publié dans : Le Rapid Maroillais Diesel
Etant donné que l'on a maintenant dégagé l'accès au freins, on sait maintenant par quoi commencer.
L’une des fonctions importants à restaurer étant en effet le freinage, et étant donné l’absence totale de freinage remarquée lors du déplacement du tracteur, on va donc s’y attaquer.
Les fonctions auxiliaires comme l’autoradio, l’allume-cigare ou encore le support pour iPod seront faites plus tard... :-)
2007-12-24-029.jpg

Voilà donc une première vue de ce à quoi ressemblent les freins du rapid. Ce sont des freins à tambour vu le diamètre. Le frein à main actionne une tringlerie, le frein à pédale est à action hydraulique.









2007-12-24-090.jpg




La meme chose, mais vu de l'autre coté et sans la roue...










On commencera d’abord par retirer le cabochon central pour voir ce qu’il va nous dire.

2007-12-24-075.jpg

Il ne va rien nous dire en fait. Il y a simplement un ressort, dont on comprendra plus tard que la fonction est de repousser le demi-arbre de transmission, pour éviter que les cannelures viennent usiner le cabochon en cas de contact.
Je pensais y trouver l'écrou de maintien des roulements, c'est perdu...









On dévisse alors les 8 vis sur le petit diamètre, et il vient le demi-arbre complet (que l'on n'avait pourtant pas invité) :

2007-12-24-070.jpg


Vous noterez qu’il y a du givre sur le sol (ce jour là, il faisait -3°C). Mais ce qui est interessant à observer, c’est la double fonction des cannelures de droite : transmission du couple à la roue, et arrêt axial de l’arbre, que l'on voit mieux sur la photo suivante:








2007-12-24-074.jpg

Elles ont deux épaisseurs. L’usinage n’a pas du être évident.
Le diamètre extérieur est d'environ 47,5, celui intérieur 41,5 mm, et il y a 8 dents, en prise sur 75,5 mm.

Mais revenons en au tracteur :









2007-12-24-091.jpg


Cette fois, on commence à y voir clair…On repère un gros écrou, bloqué par une rondelle frein sur laquelle s’appuie une autre rondelle, en contact avec le roulement.
Il suffit alors de retirer l'écrou, et l'ensemble du palier doit venir s'échoir dans nos mains (après quelques efforts, noms d'oiseaux et coups de maillet tout de meme...)





2007-12-24-097.jpg

Voila le tambour démonté, vu de l'intérieur.2007-12-24-067.jpg

 

 
















Et vu de l'extérieur.













On repère  facilement les deux roulements à bille. Il est surprenant d'ailleurs que ce soient des roulements à bille. L'usage le plus répandu est d'utiliser deux roulements à rouleaux coniques montés en O.
Mais ce qui vous interesse le plus, c’est l’état des segments de frein…
2007-12-24-059.jpg

Pas propre hein?
Ce qui est important à noter, c’est qu’il n’y a pas de fuite d’huile, que rien n’est cassé, et que l’épaisseur de garniture est conséquente. Ces freins me semblent surdimensionnés pour une telle machine (rayon de freinage, 200 mm environ, sur une largeur de 80 mm).








2007-12-24-093.jpg


L'autre est dans le meme état.
Il y a juste à retirer la poussière, il n'est pas nécessaire de démonter plus.







2007-12-24-099.jpg





Après nettoyage, on se retrouve dans l'état suivant (notez la graisse d'pparence verte sur l'arbre après nettoyage, afin d'éviter tout début de corrosion sur ces parties ajustées)










On repère, sur la gauche, une came qui pousse sur le segment gauche. Il s’agit du frein à main, qui n’agit que sur un des deux segments (mais sur les deux roues quand meme).
Le reservoir du dessus est le vérin de frein. On repère les deux pistons qui sortent. Il aura fallu, après purge du circuit et mise à niveau, actionner plusieurs fois la pédale de frein pour débloquer ces pistons.
Les deux demi-arbre auront aussi été nettoyé, au gasoil :
2007-12-24-098.jpg

Ils brillent comme du neuf (presque...)






Le remontage se fait sans difficulté particulière :







2007-12-27-004.jpg

On en profite pour tester les freins, et hoooo…. Ca marche….. (ou plutôt ca freine...).
Voilà une bonne chose. Il sera possible de le déplacer sans craindre de percuter un chien, une grand-mère ou un TGV…











Enfin presque…Parce que sur le frein à main, il manque encore un morceau :

2007-12-24-108.jpg



Le cliquet ne fonctionne plus. Il manque le cable et le ressort de maintien du blocage du frein à main. Il faudra quand meme mettre un bout de bois devant les roues pour le moment…

 


par bulbi
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Mardi 1 janvier 2008
publié dans : Le Rapid Maroillais Diesel

Pour ce premier article de l'année 2008, on va démarrer doucement... ;-)

Puisque l’on a vu l’état des boites de vitesse, il reste, pour être à peu près complet, à vérifier l'état du pont arrière.
L’ennui, c’est que le pont est sous la plaque qui tient les ailes. Il faut donc commencer par démonter cette dernière :2007-12-24-006.jpg


Elle est simplement fixée par quatre boulons.

Et elle pèse aussi plus du quintal à vu de nez (à vu de bras aussi)...













Après retrait de cet ensemble (et sans oublier de retirer les fils électriques des veilleuses, sinon ca va moins bien pour se détacher…), on arrive au pont si convoité :

2007-12-24-027.jpg

 



On devine la trappe interessante en bas de la photo.













Après ouverture de cette trappe, on voit (un peu) la pignonnerie :

2007-12-24-020.jpg


Il n’y a pas besoin d’ouvrir plus. Les dents sont en parfait état, seule l’huile devra être changée (mais çà, on s’en doutais avant même d’ouvrir…)
La seule chose qui m’intrigue un peu, c’est que je n’ai pas encore trouvé le reniflard, qui doit forcément être bouché. Un futur passage au nettoyeur haute pression devrait me le mettre en évidence…
Bref, la transmission ne semble souffrir d’aucun défaut grave, qui rendrait inutile tout travail ultérieur.
On va donc pouvoir travailler un peu plus en profondeur…

 

 

par bulbi
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Dimanche 16 décembre 2007
publié dans : Le Rapid Maroillais Diesel
Le coup d'oeil rapide sur le moteur ayant plutôt rassuré, on s'attaque maintenant aux deux boîtes de vitesse (oui oui, vous avez bien lu 2 boîtes...)

20071125-075.jpg

On retire la plaque située sous le conducteur. La première boîte de vitesse apparaît.
On note 4 leviers:
    - le premier en bas est le levier d'enclenchement de la prise de force (dont on devine la sortie d'arbre par cardan)
    - le deuxième est le blocage du différentiel.
    - le troisième est le levier de la boîte de vitesse.
    - et le quatrième (celui en haut de la photo) est le frein à main.
On devine la couleur d'origine, vert bouteille, sous une épaisse couche d'un composé terro-argilo-huilo-graisseux, qui protège efficacement des outrages du temps....

20071125-077.jpg
Après retrait du siège, on a maintenant accès à la deuxième boîte de vitesse. Elle est de constitution identique à la première. Il y a 4 vitesses avant et une vitesse arrière.
Mais comme il y a deux boîtes de vitesse, les combinaisons en sont démultipliées...
Il faudra vérifier, mais à priori je pense qu'il y a 16 vitesses AV (chaque vitesse AV de la première boite peut se combiner avec chacun des 4 rapports de la deuxième boite), et 8 vitesses AR (pour la vitesse AR de chaque boite, on peut associer chacun des 4 rapports AV de l'autre boite).
Mais au fait, si on met les rapports AR de chacune des boîtes, on doit se retrouver avec une vitesse AV super-lente... A vérifier par l'essai... Il y aurait donc 17 vitesses AV...

C'est quelque chose de remarquable sur ce tracteur, par rapport aux autres tracteurs de la meme époque. Ces derniers ont en général entre 4 et 6 vitesses (voire 3 vitesses AV seulement, comme le Babiole Multi Babi de 1954, donc sorti la meme année...). Ce constructeur avait senti que la tendance serait à l'augmentation du nombre de rapports de boîte, pour être au régime moteur optimal. Aujourd'hui, ca ne choque personne de voir des tracteurs à 16 ou 32 vitesses AV, et autant en AR...

20071125-081.jpg
Après dépose du couvercle de la première boîte, on peut voir la pignonnerie.
A première vue, ils sont encore brillants, il y a encore de l'huile (qui sera changée quand même, elle doit avoir perdu un qrand nombre de ses propriétés...).
Mais en y regardant de plus près, ca devient un peu moins positif...














20071125-084.jpg
Sur une petite photo, ca ne rend pas bien, mais on peut voir quand même les traces d'écaillage sur une dent (en fait, sur la grande majorité du pignon étudié...)
L'écaillage provient soit d'une grande vitesse de glissement relatif, soit d'une charge trop élevée, soit d'une usure importante de la couche traitée.
Sur un tracteur "normal", qui est encore utilisé pour le travail, c'est un défaut rédhibitoire. Tôt ou tard la denture sera détruite. Mais pour un tracteur qui, dans le meilleur des cas, ne devra déplacer que son poids, on peut se permettre de garder la boîte en l'état. Il faudra seulement que le conducteur veille à tout bruit suspect...



20071125-086.jpg


Voila une vue du couvercle. On notera aussi (si ce n'est pas déjà fait...) que les fourchettes sont situées sur ce couvercle, pas sur le carter de la boîte de vitesse.

Rien d'intéressant à signaler, si ce n'est que la marque de ces boites de vitesse est encore totalement inconnue...

On passe à la deuxième boîte de vitesse.











20071125-089.jpg

Voila ce que ca donne.
Ca a l'air de baigner dans l'huile (bien que celle-ci est encore plus pateuse que la précédente... Je me demande d'ailleurs comment vidanger proprement l'ensemble...)

On voit bien que la couleur d'ensemble est différente de la précédente, et effectivement sur la photo d'après...













20071125-090.jpg
...c'est bien de la rouille. La boîte est au moins en aussi mauvais état que la première... Mais en y regardant bien, la rouille n'est que superficielle. La conclusion sera le même que précedemment : tant que l'on ne cherche pas à faire passer de la puissance dans cet ensemble, on peut continuer à fonctionner en mode "dégradé"...









20071125-092.jpg

Le couvercle de cette boîte de vitesse. Les passages de  vitesse étaient un peu bloqués, mais rien de grave.













Le système de freinage mérite aussi que l'on s'y attarde un peu. Sur la plupart des tracteurs de cette époque, le système de freinage (à tambour) est fait par deux pédales, chacune commandant, via une tringlerie mécanique, le freinage d'une des deux roues arrières.
Mais sur le Rapid, que nenni...
20071125-102.jpg

Il n'y a qu'une seule pédale de frein, et celle-ci pilote un vérin.  Un tuyau en cuivre part ensuite vers chacune des deux roues.
Vu le diamète, les freins ressemblent quand même à des freins à tambour, mais ca reste un système original...









La dernière manoeuvre d'envergure à faire est la dépose des ailes du tracteur (du mécano-soudé), de façon à pouvoir accéder au pont et aux freins, toujours pour un état des lieux.
Ce sera l'objet du prochain épisode, qui aura lieu en 2008 !

Bonnes fêtes de fin d'année et à l'année prochaine !





par bulbi
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Samedi 8 décembre 2007
publié dans : Le Rapid Maroillais Diesel
Puisque le Rapid est désormais sur ses roues, il est possible de le déplacer et de le mettre à l'abri.
Donc de travailler dessus quelles que soient les conditions météorologiques...
On commence par regarder le circuit de gasoil.

Première (mauvaise) surprise, le bol de décantation en verre est cassé à sa fixation. Il faudra en mettre un autre.

Ca ne m'inquiète pas trop, c'est une pièce de récupération assez courante sur les carcasses des ferrailleurs. Je devrais trouver çà sans trop de difficulté.









Le reste du circuit ne montre à première vue aucun problème. Je n'ai pas vérifié la pompe à injection.Ca sera fait plus tard. Il faut déjà vérifier si il n'y a rien d'autre de grave qui puisse empêcher la remise une éventuelle remise en route.

20071125-068.jpg


La dynamo est une dynamo Ducellier, en 6V.















Le régulateur de dynamo est à part. C'est un Paris-Rhone.












Là encore, je n'ai pas vérifié si ca fonctionne... La conclusion interessante,  c'est que le circuit de démarrage est en état, et en 6V (alors que tous les autres tracteurs dans mes mains sont en 12V). Comme sur des voitures anciennes comme les 2CV  ou 404. C'est bon signe, les pièces de rechange doivent se trouver assez facilement. Je peux même acheter un régulateur neuf qui peut remplacer l'ancien, pour 40 euros, ce qui est correct...

L'autre chose importante à vérifier, c'est l'origine de la perte de compression. Il est possible de tourner le moteur à la manivelle sans avoir à toucher à la manette de décompression.

Ma première idée, c'est un ressort de soupape bloqué à la meme position pendant 20 ans.


Après dépose du cache-culbuteur, rien de grave n'apparaît.
Comme pour Albert, on reconnaît un système à un seul arbre à cames latéral avec soupapes en tête, poussoirs et culbuteurs.

Je pensais aussi à un ressort cassé, mais ils sont tous en bon état.

Ca ne me renseigne pas trop sur cette perte de compression. L'origine de cette perte viendrait bien de l'étanchéité des soupapes. Il faudra aussi contrôler l'usure de l'arbre à came.


Bref, au niveau de l'extérieur du moteur, les conclusions sont positives. Il faudra démonter un peu plus pour être fixé, mais ce sera pour une autre fois.

L'autre chose critique à vérifier, c'est l'état de la pignonnerie de la boîte de vitesse.
Ce sera dans l'épisode 2...


par bulbi
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Dimanche 2 décembre 2007
publié dans : Le Rapid Maroillais Diesel
Le Rapid Maroillais avait réussi l'exploit de parcourir près de 20 km sans avoir tourné  ses roues...
Vous l'aurez deviné , il suffit de le transporter décollé du sol...
Mais il y a une raison. Cette raison, c'est que les pneus avant sont en mauvais état. Le caoutchouc des pneus avant est fendu, car resté dans la même position trop longtemps.
Ca sera la même chose que pour Albert, il faudra lui mettre des pneus avant neufs...
20071102-056.jpg

Pour rappel, voila une vue du tracteur tel qu'il est avant de changer les pneus.













Ce qui est remarquable, c'est que les écrous sont des écrous borgnes en laiton (laiton = alliage de cuivre et de zinc), vu la couleur. Ce n'est pas courant sur des tracteurs.
L'avantage, c'est que le laiton ne s'oxyde pas. Le pas de vis est donc préservé.
L'inconvénient, c'est que le laiton a un module de Young de 110 Gpa, à comparer aux 210 GPa de l'acier. De plus, la limite à la rupture en traction est de l'ordre de 180 à 350 Mpa suivant les proportions de cuivre et de zinc, alors que pour un modeste boulon de classe 8.8 ce sera 800 Mpa...On comprend donc qu'il sera plus facile de déformer les pans des écrous.

On commence donc par la roue droite. Ca se passe bien, les écrous viennent facilement, c'est un pas à droite :

















On continue par la roue gauche. Et là ca se corse...C'est beaucoup plus dur...Et ca déforme les pans...Ce que je ne voulais surtout pas...On serre, on desserre...Et là, c'est plus facile à tourner dans l'autre sens...C'est un pas à gauche...
Les quatres autres écrous viennent facilement , maintenant que je sais que c'est un pas à gauche...Mais pour le récalcitrant, irrémédiablement déformé, il va falloir trouver une solution...
Même en faisant une encoche au burin, il ne se desserre pas. Il va falloir utiliser la manière forte et prendre la meuleuse...
Photo-001.jpg


Après quelques passes, on commence à apercevoir le filet. L'écrou va se déformer plus facilement, ce qui va me faciliter la tache.










Photo-002.jpg

Voila le "résultat"...
Cette fois-ci, au burin, il a fini par se rendre.
Je peux alors enfin démonter cette maudite roue.
Et aussi chercher après des écrous borgnes en laiton avec pas à gauche...C'est pas gagné...










On peut alors retirer les pneus, et nettoyer les jantes à la brosse de fer montée sur perceuse.
Photo-004.jpg

Voila ce que ca donne. Une roue a un peu plus souffert des outrages du temps, la peinture est bien entamée. L'autre est encore en très bon état.

Il n'y a plus qu'à y remettre une bonne protection.

Même si il reste de la peinture, je remettrais en couleur par dessus. Je pars du principe que si la peinture a réussi à tenir 50 ans, elle peut en tenir 50 de plus... Elle ne se décollera pas.




L'antirouille sera du Rustol. La peinture sera à la teinte RAL 3010. C'est celle qui se rapproche le plus de la couleur d'origine.
Le problème du Rustol, c'est qu'il faut attendre plusieurs jours avant que ca sèche. Et ca ne supporte pas les peinture bi-composantes. Ce qui n'est pas le cas ici. C'est une simple laque blanche du commerce, avec les bons dosages pour obtenir le RAL 3010.


Et voila le résultat.














Pour les pneus, ce seront des Good Year, à sculpture type 3 Rib, de taille 550 - 16.
20071125-001.jpg
















Et voila le résulat.
Les pneus et la peinture ressortent par rapport au reste...
Mais bon ce n'est que le commencement...

On peut désormais le déplacer comme on le souhaite...


par bulbi
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Dimanche 18 novembre 2007
publié dans : Le Rapid Maroillais Diesel
Sur le Rapid Maroillais est adaptée une faucheuse latérale de marque Mac Cormick. Les pièces étaient éparpillées un peu partout , mais on a fini par les retrouver (presque toutes...)

20071102-044.jpg
Voila les deux pièces qui se montent sous le tracteur.

Celle du dessous récupère le mouvement de rotation par la prise de force, par l'intermédiaire d'une courroie (et donc d'une poulie montée sur la prise de force, poulie que l'on n'a pas retrouvée... :-(  )
L'arbre transmet le mouvement de rotation jusqu'à la partie  à droite, équipée d'un doigt excentré, qui transformera la rotation de l'arbre en translation de la lame par l'intermédiaire d'une pièce en bois ( pas retrouvée non plus...)
La pièce du dessus sert à la fois de carter de protection de l'excentrique (partie à gauche), de chape de fixation du porte-lame (partie à droite) et d'axe de rotation du porte-lame.


Ces deux pièces ont traîné au moins 20 ans sous 10 cm de terre...Pour les remettre en état, il va y avoir du sport...Mais bon les pièces les plus importantes sont en fonte et en bon état, seuls les petits axes vont devoir être repercés. Ce qui prendra du temps. Mais ne dit-on pas que "patience et longueur de temps font plus que force ni que rage"...
Photos-012.jpg

Je précise que la photo a été prise APRES un bon coup de karcher (et ajout de dégrippant)... Je vous épargne les photos des pièces telles qu'elles ont été récupérées...











Photos-023.jpg
La barre de coupe a eu un traitement de faveur, elle a été stockée à l'abri.
Par contre elle va être bien plus embétante à nettoyer, avec tous les angles, coins et recoins qu'elle comporte.....










Photos-010.jpg
Il y a aussi les pièces qui permettent le relevage de la barre de coupe. Ces pièces étaient à l'abri heureusement...












Photos-005.jpg


La même de l'autre coté.














Pour le nettoyage, j'expérimente quelque chose d'assez courant et simple dans le milieu mais que je n'avais jamais testé : un badigeonnage des pièces au gasoil , une nuit de repos pour que le gasoil penètre bien dans la saleté, puis passage au karcher. Le résultat fut très positif...
Photos-019.jpg

L'ensemble des pièces après nettoyage. Tout est en bon état.












Photos-020.jpg

Zoom sur la pièce principale, en fonte moulée.

C'est à ce moment que j'ai vu le logo IHC (sur la droite de la pièce), et que j'en ai déduit que c'était un porte lame Mac Cormick (ou International Harvester, mais c'est du pareil au même). La couleur rouge aurait déjà du me guider depuis longtemps...







Photo-027.jpg

Et voila l'ensemble remonté.

Mais je n'ai fait que la partie la plus facile pour l'instant...

par bulbi
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Lundi 12 novembre 2007
publié dans : Le Kramer
Sous ce  titre, les plus fins devineront que je parlerais du bruit (que dis-je? de la mélodie...) que fait un moteur MWM.
Ceux qui sont encore plus fin devineront que je vais parler du bruit  du moteur MWM KD 211 qui équipe  Albert...

Mais  une image valant mieux qu'un long discours, voici une succession d'images rapprochées (on appelle ça une vidéo mon bon monsieur... :-) )

Albert sur la route (cliquez sur le lien).

Entendez-vous le bruit du vent dans la vidéo? Non? C'est normal...J'ai pas mesuré mais il avance à 20 km/h approximativement...Oui j'ai le temps de regarder le paysage et les champignons...

En voila une autre, cette fois ci en "pature fermée" ( ® Kamini mouhahaha...)

Albert dans les champs (cliquez sur le lien aussi...)

Notez, en début de vidéo, l'étonnement du bétail de race blonde d'aquitaine au vu de cet improbable amas ambulant, affublé de deux ostrogoths papotants, intarissables sur les qualités et la rusticité de ces moteurs...

Il avance moins vite, y'a de la pente en effet, mais c'est surtout pour que j'arrive à le suivre a pied... Bah oui le terrain est gras...Et le conducteur est débutant, diront les mauvaises langues...

Il est pas beau avec ses super jantes? Jantes qui ont été salies pour la première fois ce jour-là...



par bulbi
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Lundi 5 novembre 2007
publié dans : Le moteur fixe Deville
Voila  quelques photos du moteur fixe, de marque Deville:
20071102-001.jpg


Il daterait des années suivant la seconde guerre mondiale, bien que ce soit un point que je dois encore eclaircir.
Il s'agit d'un moteur à essence, monocylindre, 4 temps, refroidi à eau.
On devine en bas à gauche la manivelle. Le moteur est bloqué. Sans doute la corrosion au niveau du piston. Du dégrippant et tout devrait rentrer dans l'ordre...












20071102-004.jpg
Comme vous pourrez le constater, il s'agit bien d'un moteur Deville, à Charleville. Oui oui il s'agit bien de la même marque que celle qui fabrique des inserts, et autres poêles et ustensiles de chauffage...
Quelle surprise me direz-vous... Je pensais plutôt à un moteur Bernard, ce qui est déjà plus courant, et bien non!...








Nous allons donc essayer de découvrir pourquoi il est bloqué.
La première chose à faire, pour accéder à la culasse, est de démonter le réservoir, ce qui sera facilement fait:

















Cela nous permet d'avoir facilement accès au cache-culbuteur, jugez-en vous même:
20071102-015.jpg


Oui il y a beaucoup de poussières et de toiles d'araignée... D'au moins 20 ans d'âge...












La dépose du cache-culbuteur se fait relativement facilement. Il n'y a pas eu besoin de (trop) forcer sur la bouteille de dégrippant...
20071102-024.jpg

Et voila le travail.
La culasse est tenue par 4 goujons. On voir clairement les culbuteurs (les pièces sombres au milieu). Les soupapes sont sur la partie haute de la photo. Celle d'admission est à droite, celle d'échappement est à gauche.
Bonne nouvelle, la soupape d'admission n'est pas bloquée.
Mauvaise nouvelle, la soupape d'échappement l'est...





Avant de déculasser, on démonte tout ce qui est auxilaire sur la culasse. Ce sera le cas de l'admission:


Sur la gauche de la photo, c'est l'arrivée du réservoir. On devine le petit filtre sur la vis percée.

Le bol ne contient pas le filtre à carburant (puisqu'on vient de le voir juste avant...) mais un flotteur.
Le filtre à air n'existe pas, il y  un simple "pare-poussière" (démonté pour les besoins de la photo...). On voit le tube de Venturi au fond du conduit d'admission.
A l'avant, on voit une manette d'ouverture/fermeture de l'arrivée d'air. Elles est en position fermée au démarrage (pour augmenter la richesse du mélange air/essence). On l'ouvre completement lorsque le moteur est chaud.




Vue du bol et du flotteur (qui semble être en laiton vu la teinte).
On voit aussi le tube de Venturi, sur la gauche du bol.










20071102-034.jpg



Voila l'ensemble démonté. On voit le papillon d'admission en position ouverte (et bloquée d'ailleurs...). Il est piloté en rotation par l'intermédiaire du fil rigide (bloqué lui aussi...), qui est lui-même commandé par un levier sur le bâti du moteur (tout aussi bloqué...)













On passe ensuite à l'échappement:

Moyennant un peu de dégrippant, les deux vis finissent par se rendre. Le silencieux est en fonte moulée, ce qui est un sérieux gage de tenue dans le temps. Il doit d'ailleurs être d'origine.











Tout ceci semble encourageant. La visserie se démonte (assez)  facilement, on va pouvoir passer au déculassage proprement dit...
Sauf les vis de maintien du radiateur...
Ce sont des vis traversant le radiateur (donc qui baignaient dans l'eau...). Elles sont dans un sale état, et se tordent lors du dévissage. On décide donc de les laisser.  On en profite pour démonter proprement la courroie.

Et lors du déculassage, ca se corse...
20071102-030.jpg



Comme tout bon déculassage de moteur ancien qui se respecte, un goujon lâche lors du démontage...
Vu son état, il ne pouvait pas en être autrement...

Hmm...Le moteur commence à ne plus trop coopérer j'ai l'impression...






Je met donc du dégrippant sur le piston (désolé pas de photos...), et je m'attaque désormais au dessous du moteur.




On nettoie les bouchons de remplissage et vidange, et on passe à la "vidange"











Et là... Oh p... de bonne mère...C'est pas de l'huile qui sort, c'est de l'eau... Ouhla, ce n'est pas bon du tout...mais alors pas du tout...
On démonte alors la cloche à l'avant du moteur.
Jugez-en ma déception et mon ébahissement...:


Ca vous semble couleur rouille? C'est normal, c'est de la rouille...












20071102-038.jpg

De même pour l'autre côté...

Je comprends mieux maintenant pourquoi y'a comme un blocage dans le moteur...

Bon bah, va falloir penser à racheter du dégrippant...

Subitement, la restauration se présente sous un jour... Comment dire... Différent...





Je finis quand même par démonter la magnéto. Ce sera le juge de paix. L'état de la magnéto conditionnera la probablilité que ce moteur puisse retourner.
20071102-049.jpg

C'est une magnéto de marque Lavalette Bosch. Pas grand chose à dire pour l'instant, si ce n'est que je regarde après des images expliquent le fonctionnement.
Fonctionnemeent à base de courant induit, cré par un aimant et un bobinage...

Elle est bloquée (je vous surprends hein?), mais je n'ai pas eu le temps de me pencher plus dessus...






La suite au prochain épisode...:-)



par bulbi
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Dimanche 4 novembre 2007
publié dans : Le Rapid Maroillais Diesel
Puisque le Rapid est par ici, j'en profite pour prendre des photos:




C'est un tracteur à chassis porteur, c'est à dire qu'une structure en acier supporte l'ensemble moteur-boite de vitesse-pont arrière. Ce n'est pas une conception courante
L'autre possibilité étant (comme sur le Kramer par exemple), une structure portante, c'est à dire que le carter du moteur, de la boite de vitesse et du pont remplissent eux-même la fonction de transmettre les efforts aux essieux. Cette configuration est la plus courante.




20071102-057.jpg















20071102-058.jpg
















Il est interessant de jeter un oeil sous le capot:
20071102-068.jpg

Moteur diesel bicylindre refroidi à eau.
A partir du bol de décantation en verre transparent (non visible) situé sous le réservoir, on repère l'arrivée à la pompe de réamorcage, puis au filtre à gasoil, puis à la pompe à injection.
Y'a pas 36 structures de moteur diesel de toute façon...








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Moteur de marque Henschel. Ce n'est pas courant du tout dans l'agriculture...












20071102-071.jpg

Vue sur les conduites d'admission et d'echappement.
L'admission se fait sur une seule conduite extérieure, commune aux deux pistons.











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Zoom sur la plaque de la pompe à gasoil.
Il s'agit d'une pompe Bosch de type PFS, dont je vais certainement étudier la différence avec la pompe type PFR comme celle sur le Kramer...
Déjà à première vue elle a l'air entrainée par l'arbre moteur (sans doute par engrenage), il y a un carter sur le coté de la pompe.








Voila, ce sera tout pour aujourd'hui !
Mais rassurez-vous, il y aura du lourd pour les prochains jours...:-)
par bulbi
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Mardi 23 octobre 2007
publié dans : Les vieilles ferrailles
Il faut savoir que, lorsque nous avons pris le Rapid Maroillais, un sympathique voisin est passé nous voir.

Et là je me dis que le monde est vraiment petit, puisque cette personne  est aussi en train de rénover un vieux tracteur...Et il me demande quel est le moteur monté sur ce tracteur.
Le tracteur est en l'occurence un Fahr type D133N  de 1961:

















Il me dit que le moteur est soit un Deutz, soit un Güldner, mais qu'il ne peux savoir car rien n'est écrit dessus (à part des codes). Comme je sais que sur les Kramer KB180, le moteur est un Güldner, et que rien n'est écrit sur le moteur, je lui répond donc que si aucun indice ne précise la marque, c'est que c'est un Güldner... Je verrais plus tard que je n'ai pas eu faux...

Après recherches sérieuses, voilà à quoi j'aboutis:

    Fahr fut une société allemande fondée en 1870 par Johann Georg Fahr à Gottmadingen. La construction de tracteurs débuta en 1938. Les moteurs utilisés sont des Güldner et des Deutz.
En 1958, suite à un accord  avec  le constructeur Güldner, la société Fahr-Güldner fut crée, et la gamme de tracteurs Europa fut développée. Le but était de minimiser les coûts de production en utilisant des pièces communes (vous voyez, déjà à l'époque...). Les tracteurs Güldner et Fahr restaient cependant aisemment reconnaissables, par la couleur, le capot moteur et la dénomination.
En l'occurence, le Fahr D133N ici présent est similaire au Güldner  A 3K Burgund.

Le moteur en question est donc un
3 cylindres Güldner type 3 LKN refroidi à air, fournissant une puissance de 25 cv à 2600 tr/min.

Mais il y a encore plus interessant, puisque je n'avais encore jamais vu un moteur refroidi à air de cette façon (je n'avais encore jamais vu un moteur Güldner refroidi à air en fait...):

Voila une vue du coté droit du tracteur.
En fait il y a une plaque grillagée sur le côté, et on voit l'admission d'air au fond de la cavité. La soufflante est en fait entraînée par le volant moteur.
A ne pas confondre avec les moteurs Deutz et MWM à air de l'époque, dont le ventilateur était monté sur la courroie commune à la dynamo...

Au dessus, on voit un genre de couvercle, qui sert en fait à orienter l'air vers les cylindres.





Décidemment la journée fut instructive :-)...

Et merci à Hervé 87 du forum des vieilles soupapes pour m'avoir éclairé ma lanterne...

par bulbi
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