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  • : Blog qui traite de tracteurs anciens et de mécanique agricole d'époque. Suivi de la remise en état de différents dinosaures des campagnes... :)
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Lundi 22 octobre 2007
publié dans : Le Rapid Maroillais Diesel
Sous ce titre que je qualifierais d'explicite, je vous propose  quelques images de la récupération de ce tracteur...

Il ne se doute pas qu'il vient de voir son dernier lever de soleil à cet emplacement, depuis 19 ans qu'il y est...

Allez hop, une dernière photo, une minute de silence, et c'est parti mon petit !










rapid-2.jpg

On le tire à l'extérieur (avec le manitou, pas à la main...)
J'en profite d'ailleurs pour me mettre au volant. Rendez-vous compte, pour la première fois de ma vie, je pilote un Rapid Maroillais...(quoi pfff? :) )

On lui passe deux sangles, on le lève délicatement...Et merde, un axe se déchausse entre le ressort à lame et l'axe des roues... Qu'a celà ne tienne!  Une ficelle à cube (que l'on voit à l'avant, vers la roue gauche) et tout est rentré dans l'ordre. Puisque que personne ne l'a jamais levé, personne ne s'en est jamais rendu compte...



rapid-3.jpg


Et le voila sur le chariot...Il est pas encore fini de sangler, ne vous en faites pas...
Vous remarquerez que 19 ans après, les pneus arrières sont encore gonflés...Impressionnant !
Bon d'accord pas les pneus avant, mais faut pas pousser non plus...







rapid-5.jpg


C'est pas beau un vieux tracteur sur plateau?

Un tracteur sur le chemin de la rénovation...











Mais ce valeureux tracteur n'est pas la seule pièce qui vient d'être sauvé...
Il y a aussi les pièces de la faucheuse latérale (que je n'ai malheureusement pas pris en photo...)
Mais surtout (bien que faut que je me renseigne sur la trouvaille), un moteur Deville sur roue:
deville-1.jpg


Je ne sais rien du tout sur ce moteur, à part la marque (et encore, je l'ai peut être écrit avec une faute...), et que c'est un moteur à essence vu l'architecture (et un moteur diesel sur roue, je doute que ca existe, vu les vibrations). Je ne sais meme pas de quelle époque il date.

Mais je vous tiendrait au courant  n'ayez crainte...
par bulbi
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Mercredi 10 octobre 2007
publié dans : Le Kramer
Alors aujourd'hui, je me suis posé la question de savoir à quoi correpondait la dénomination des moteurs MWM, et surtout celui qui est sur Albert.

Bah figurez-vous qu'une bonne âme s'était penché sur la question avant moi, et mieux que ça, elle a trouvé la réponse...

En l'occurence, j'ai trouvé ces informations sur le forum des Veilles Soupapes :

http://vieilles-soupapes.grafbb.com/index.htm

Je vous invite à y faire un tour si vous êts passionés de vielle mécanique agricole.

Mais revenons à nos moutons...

MWM est une marque allemande qui signifie Motoren Werke Mannheim. Cette marque réputée dans son milieu a été reprise par Deutz, fameux motoriste allemand (halala ca me rapelle les Agrotron...), mais existe encore au Brésil, sous le nom MWM International.

Donc

KD signifie Kleine Diesel (ou aussi petit diesel...). C'est un moteur refroidi à eau

AKD signifie Aero Kleine Diesel donc moteur refroidi à air

E signifie "Ein zylinder": un cylindre

Z signifie "Zwei zylinders": deux cylindres

D signifie "Drei zylinders": trois cylindres

KD 11 Z -> le nombre 11 signifie une course de 110mm

KD 2 11 Z : le 211 est seulement un numéro de modification et le 2 signifie
que le moteur est un développement ultérieur du KD 11 Z

Appliquons ceci au moulin à Albert:

IMG-1776.jpg
On lit (
certes avec difficulté je conçois...) : KD 11 7161

KD va donc dire que c'est un diesel refroidi à eau (ça je le sais depuis longtemps...)
11 : bah la course est de 110 mm comme vous le savez désormais

7161 : bah faut encore que je cherche désolé... :-)

A la prochaine et bon vent cher lecteur ;-)...
par bulbi
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Samedi 29 septembre 2007
publié dans : Le Kramer
Puisque cette maudite pompe à gasoil est en rééducation chez le dieséliste (qui soit dit en passant m'a refilé un devis vachement salé... :-( ), je cherche à comprendre le principe de fonctionnement de cette pompe. Je pense que celà me sera fort instructif (à moi mais à vous aussi d'ailleurs hihihi...).
Ce qui est bien avec Internet, c'est que vous trouvez tout ce que vous voulez. Absolument tout. Peut-être pas dans la langue que vous le souhaitez mais vous le trouvez quand même...
C'est ce qui m'est arrivé avec cette pompe Bosch. J'ai trouvé ce que je voulais, mais je l'ai trouvé qu'en allemand...
Vous me direz : on s'en fout, de toute façon c'est les images qu'on regarde... Hé bin vous avez raison... ;)

Donc commençons par le commencement:

Cette pompe est une pompe Bosch de type PFR dont un éclaté est détaillé ci-après:

PFR-pumpe-copie-1.JPGLe gasoil arrive par le "Zulauf vom Filter" (il vient du filtre) et ressort par le "Druckrohr" (tuyau en pression).
On reconnais la manette d'accélérateur "Regelstange", un morceau de l'arbre à came, le piston, son galet et le ressort de maintien du contact galet/arbre à came.
Le principe de fonctionnement est le suivant :
principe-piston.JPGL'élément mobile central est celui qui pousse le gasoil vers les injecteurs.Il est actionné par le piston en contact avec l'arbre à came.
En 1 : la chambre supérieure est en communication avec le gasoil du reservoir, par l'intermédiaire des deux perçages latéraux.
En 2 : Le piston vient de monter, et bloque la connection entre la chambre et les perçages.Le gasoil va être expulsé en haut sous pression.
En 3 : La connection est sur le point de se faire, entre le perçage latéral droit et la chambre située sous le piston de poussée, qui communique avec la chambre sous pression. Le gasoil va s'enfuir par cette sortie, au lieu d'être mis sous pression.
La différence entre 2 et 3 sera le volume de gasoil injecté.
Mais le piston peut tourner autour de son axe. Celà signifie que la fin d'envoi de gasoil sous pression peut se faire plus tôt ou plus tard.
Entre 4 et 5, on a le début et la fin d'injection pour une autre position angulaire du piston.
En 6 : la rainure est toujours en face d'un des perçages, le gasoil dans la chambre est toujours en communication avec celui du réservoir, il n'y aura pas d'envoi de gasoil sous pression.

Si vous avez compris ces schémas (alors ne prenez pas la route...) vous en aurez mérité d'autres :
debut-refoulement.JPG








Nous sommes au début du refoulement. Il n'y a pas communication entre le gasoil du réservoir latéral et celui dans la chambre, qui pourra alors monter en pression avant de soulever le clapet anti-retour du dessus, dont on voit aussi le ressort.













refoulement.JPG








Le piston pousse le gasoil coincé dans la chambre. Le gasoil monte en pression, soulève le clapet et part dans le tuyau vers les injecteurs.
















fin-refoulement.JPG






Le piston monte encore, mais il finit par laisser une communication entre le gasoil dans la chambre et celui du reservoir. La pression chute, le clapet se referme, il n'y a plus envoi de gasoil aux injecteurs.

















Vous remarquerez la forme incurvée sur le côté du piston. Les plus fins comprendront que l'accélérateur pilote la rotation du piston autour de son axe, pour régler le volume de gasoil envoyé...
plein-debit.JPG






Dans cette position de la crémaillère, la course du piston sera la plus
grande avant que le gasoil dans la chambre ne communique avec celui du reservoir. Le volume de gasoil envoyé sera maximum.

L'accélérateur est poussé à fond, la crémaillère est dans une position extrême.









mi-d--bit.JPG

ici, la crémaillère s'est déplacée un peu, la course du piston avant connection sera plus faible.
Le volume de gasoil envoyé sera plus faible, l'accélérateur est dans une position intermédiaire.














aucun-debit.JPG




La crémaillère s'et encore déplacée, la rainure latérale du piston est en face du perçage de droite, il y a toujours communication entre la chambre et le réservoir, aucun volume de gasoil n'arrive jusqu'aux injecteurs.










Là encore, si vous avez compris, ne prenez pas la route...

Allez encore une dernière : un petit schéma du clapet anti-retour, situé au-dessus de la chambre. Il sert à éviter tout chemin inverse du gasoil des injecteurs vers la pompe.
clapet-anti-retour-copie-1.JPG
A gauche, en position fermée. A droite, en position ouverte.

Vous vous sentez moins bête maintenant? C'est normal, et ce n'est pas la peine d'appeler votre médecin... ;-)

En attendant le prochain épisode...
par bulbi
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Jeudi 27 septembre 2007
publié dans : Le Kramer
Je rappelle que le malaise ici présent ( tracteur qui ne tient pas le ralenti ) est en fait composé de deux soucis plus petits :-) :
- Albert n'accélère pas quand on le lui demande (d'où manque certain de punch...)
- Et puis déjà, Albert semble avoir seulement un muscle sur deux en état, et la panne semble localisée au niveau d'une des deux sorties gasoil de la pompe d'injection (je rappelle qu'il n'a que deux cylindres...).

Déjà, avant de démonter la pompe d'injection, je veux d'abord savoir comment celle-ci est calée par rapport au vilebrequin et à l'arbre à came.
Pour celà, il faut déposer un petit couvercle sur le coté du moteur, qui donnera accès directement à l'arbre à came, au vilebrequin et aux bielles. Avant celà, il faut d'abord retirer la tringlerie de l'accélérateur (accélérateur à commande à main, pas au pied...).
J'en profite pour essayer de comprendre à quoi sert la pièce située en bas de ce couvercle, qui semble commandée par l'accélérateur, qui comporte un système de roue libre (c'est uniquement lorsque la pièce tourne dans un sens qu'elle est entraînée), et une conduite de sortie, en contact avec de l'huile, qui part vers le manomètre situé sur le tableau de bord.
IMG-1792.jpg




Voila une vue de la pièce en question. La tringlerie vient de l'accélérateur, l'axe central n'est entraîné que dans un sens de rotation, il part en roue libre dans l'autre sens. Il y a une conduite d'huile qui part vers le haut, vers le manomètre du tableau de bord. Ce n'est pas une pompe à huile.




IMG-1794.jpg

Voila une vue du couvercle latéral avant dépose (plaque argentée en bas de la photo). On voit la pièce à la fonction inconnue, le support du filtre à gasoil, et les deux orifices d'admission d'air.










Il m'a fallu plusieurs jours et une recherche dans le manuel de réparation du D22 pour comprendre la fonction de cette pièce : il s'agit en fait d'un filtre à huile à peigne...
Ah vous aussi vous découvrez quelque chose... : ) cet ensemble fait partie du circuit de lubrification, composé d'un petite pompe à engrenage (intégrée dans un bloc faisant aussi support de palier de vilebrequin, comme ca a l'air d'être le cas pour les moteurs MWM de cette époque) qui renvoie l'huile dans une conduite, puis dans le filtre à peigne. L'huile ainsi filtrée part ensuite dans 3 directions : les paliers avant et arrières de vilebrequin et les coussinets de bielle, et vers les poussoirs et culbuteurs.

La dépose de ce couvercle me donne ça:
IMG-1800.jpg


A première vue, pas de défaut apparent.
On devine en bas à gauche le pignon d'entraînement de la pompe à engrenage, et sur les faces en contact avec le couvercle on v
oit 3 orifices qui servent à la circulation d'huile pour lubrification.
Les connaisseurs reconnaîtront la conception de ce sytème, comme un
système à un seul arbre à cames latéral avec soupapes en tête, poussoirs et culbuteurs. (Y'a forcément des culbuteurs puisqu'il y a des cabochons de culbuteurs sur le sommet du moteur...)

C'est bien, mais ca ne me dit pas quel est le système de calage de la pompe par rapport aux pistons et soupapes...En fait j'ai pas été malin, c'est après avoir commencé à décoller le corps de pompe du carter moteur que je vois que l'abre à came débouche dans la pompe : le calage de la pompe est simplement donné par les cames ; il n'y a rien d'autre à piger...Et je peux remonter ce que j'ai commencé à démonter...
IMG-1883.jpg




Le corps de pompe sera assez facile à démonter.
Après démontage, on voit au fond les cames d'entraînement des pistons de pompe.







IMG-1877.jpg



Voila à quoi ressemble le corps de pompe.
Les pistons sont en arrière plan, la manette d'accélérateur est au dessus. L'arrivée gasoil se fait par la vis percée du dessus et les deux sorties sont en dessous.






IMG-1878.jpg
Voila la commande d'accélérateur.
Cette commande pilote une crémaillère, qui ouvre plus ou moins deux lumières par ou entre le gasoil dans les chambres de poussée des pistons.

Cette commande était bloquée, ce qui explique pourquoi l'accélérateur était inefficace.
Et hop, déjà un problème résolu.... :-)






L'accélérateur est désormais en état de marche....

IMG-1876.jpgVoila les deux pistons qui injectent le gasoil sous pression jusqu'aux injecteurs.
L'un d'eux (celui qui fonctionne) est dur à faire coulisser, ce qui signifie que le ressort est encore en bon état.
L'autre (celui qui ne fonctionne pas) coulisse librement. Je crois que j'ai mon problème...

Et en manipulant la pompe, le ressort se débloque...Donc à priori, j'ai résolu mon deuxième problème...





Je remonte la pompe, rebranche le circuit, , et réamorce par la manette de réamorçage.
Le problème, c'est qu'il n'y a toujours qu'un cylindre qui donne... :-(

Cette fois je peux pas y échapper, faut redémonter le corps de pompe et le mener chez le dieseliste du coin...

La suite dans un prochain épisode...
par bulbi
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Mardi 25 septembre 2007
publié dans : Les vieilles ferrailles
Il faut savoir que, immédiatement à côté d'Albert (le tracteur Kramer en cours de rénovation), trône une faneuse de marque International Harvester. Elle est d'époque "indéterminée", vous allez comprendre pourquoi:
IMG-1796.jpg
Cette machine dans l'état actuel devait être destinée à être derrière un tracteur, bien que l'on voyait assez facilement que des soudures supplémentaires ont été faites, ce qui semble dire que la machine originale était à traction animale.
Les roues entraînent un arbre jusqu'à un boitier principal à renvoi d'angle, qui cumule les fonctions de crabot (mode travail ou mode route par l'intermédiaire d'un levier), de roue libre et de réducteur. Un deuxième boitier récupère l'arbre de sortie du premier boitier, et donne le mouvement au vilebrequin par l'intermédiaire d'un renvoi d'angle.

On note donc la relativement haute "technicité" de l'ensemble... Puisqu'en général les faneuse types "patte de poule" ça ressemble plutôt à ça:
faneuse2.jpgC'est quoi la différence me direz-vous...Bah en fait on voit ici les deux pignons d'engrènement entre l'axe des roues et un arbre auxiliaire (même qu'il est assez facile d'y coincer un doigt...), et on voit aussi que le vilebrequin du fond est entraîné par l'arbre auxiliaire par l'intermédiaire d'une chaîne, où il est tout aussi facile d'y perdre un doigt. La faneuse que j'ai récupéré est mieux équipée au niveau de la sécurité, ce qui me fait penser qu'elle est aussi plus récente.
Au passage, je vous montre ici ce qui m'a permis de reconnaître cette machine comme étant de marque IH:
IMG-1867.jpgBah oui, c'est comme le Port-Salut, c'est écrit dessus...:-)
Vous noterez toutefois l'omniprésence de la publicité sur cette machine, déjà à cette époque, puisque même sur la moindre vis:
vis-IH.JPGAu moins vous êtes sûr des pièces d'origine...Mais ca voudra aussi dire qu'il ne faudra pas casser la moindre vis pendant la rénovation, ce qui est plutôt embêtant...
D'ailleurs pour la rénovation, quelle couleur? Je me doute que la machine est à dominante rouge (elle est pas IH pour rien...), mais je ne sais pas si tout doit être en rouge. Et puis tout mettre en rouge ca rend de mauvaise humeur... ;-)
En fait j'ai trouvé une photo de faneuse sur le site des tracteurs rouges (tracteurs IH, Case, Farmall et assimilés pour ceux qui n'ont pas compris...):
faneuse1.jpgCa tombe bien, c'est exactement la même, à la forme de la flèche près. Le siège manque sur ma faneuse, mais j'en ai déjà un d'avance. Y'a plus qu'à...
par bulbi
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Dimanche 23 septembre 2007
publié dans : Le Rapid Maroillais Diesel

Ayant fait l'acquisition d'un ouvrage fort instructif : "l'Encyclopédie des Tracteurs Agricoles fabriqués en France des origines à nos jours", de Christian Descombes, je découvre au hasard des pages (en fait, en cherchant "Renault" pour les deux tracteurs Renault que j'ai sous le coude, en plus de la presse à petit ballots Renault elle aussi...),  la présence juste avant l'index "Renault" du "Rapid Maroillais":
"Rapid Maroillais : On trouve des tracteurs du nom de Rapid Maroillais dans les années cinquante. En 1957, la gamme se composait apparemment de deux modèles, le DE20 et le KZ11, mais on ignore leurs caractéristiques techniques et leur chiffre de production"

Et alors me diriez-vous (ou encore : ça m'en touche une sans bouger l'autre...) : un obscur constructeur, avec un nom qui fait sourire, et dont on ne sait rien sur les tracteurs produits...Pfff

Ouais mais ce qu'il faut savoir c'est que c'est un patelin de l'Avesnois, Avesnois où j'ai grandi et où j'ai de la famille. Bref un coin que je connais assez bien.

Tiens au fait  va donc faire un tour ici et tu en saura un peu plus sur le village en question. Charmant petit village, calme, dans la verdure, avec des manifestations menées de main de maître : la fête de la Flamiche, l'enfer vert, la brocante bien connue, et la sacré course des 20 km de Maroilles que j'ai couru cette année, et que traverser le désert ça m'aurait mis dans le même état... :-)

Bref je cherche donc par chez moi un peu d'information sur ce constructeur, et sur les tracteurs qu'il aurait construit (remarquez le conditionnel, parce qu'au début j'ai quand même trouvé que c'était un peu gros comme découverte, pour un collectionneur de vieux tracteurs...)

Et puis je m'aperçois que c'est vrai. Et là je tombe sur le cul... Le constructeur en question s'appelle Rottier, et il a effectivement construit des tracteurs du nom de Rapid Maroillais, dont le nom viendrait du fait que ce tracteur titille les 50 km/h en vitesse de pointe selon certaines sources (vitesse non autorisée, même pour les tracteurs neufs, la limite étant 40 km/h)... En fait je m'apercevrais plus tard que ce tracteur a deux boites de vitesse accolées, je vous laisse imaginer le rapport de démultiplication en sortie de roue...

Et donc en creusant bien je tombe sur un exemplaire de ces tracteurs (il n'y en aurait pas plus d'une vingtaine construits):
Rapid-Maroillais-1.JPG
Ca ressemble effectivement à un vieux tracteur, et même à un vieux tracteur en foutrement bon état...
Celui-ci est un diesel 2 cylindres de marque Henschel.(Pour info, Henschel fut l'un des noms de l'industrie allemande les plus impliqués dans l'effort de guerre de la seconde guerre mondiale, en particulier dans la construction des Panzer).

Il possède 2 places en face du tableau de bord, le volant étant décalé sur la gauche.
Un premier levier de vitesse est situé sous le volant comme tous les tracteurs, le deuxième est situé sur le siège, entre les deux places "conducteur".
Ce que l'on ne voit pas, c'est aussi que le pont avant est monté sur ressort à lame. Ca justifie aussi son utilisation en tracteur rapide...


C'est bien, celui-là est très interessant à rénover, faut voir s'il sera possible de le récupérer mais apparemment ce serait en bonne voie.
Mais on m'a dit qu'il y avait aussi des versions avec moteur à essence.
Halala décidement c'est journée faste aujourd'hui, puisque me voila en face d'un autre Rapid Maroillais...
Rapid-Maroillais-2.jpg
Lui aussi ressemble à un vieux tracteur, le problème c'est qu'il ressemble à un vieux tracteur en foutrement mauvais état...
Faut préciser qu'il est emmitouflé dans un bordel monstrueux. La roue de camion que l'on voit n'appartient pas au tracteur... :-)
L'architecture est la même, on devine le ressort à lames sur le train avant, mais c'est une calandre Peugeot, avec un moteur essence de 203.
Et un moteur essence de 203, y'a bien des gens qui en ont déjà restauré...

Va falloir beaucoup d'huile de coude pour le récupérer mais puisqu'on me le donne, je vais pas faire la fine bouche...

par bulbi
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Lundi 10 septembre 2007
publié dans : Le Kramer
Puisque Albert ne veut pas démarrer, il va falloir y regarder de plus près.
Non je ne suis pas un idiot, j'ai bien pensé à mettre du gasoil dans le réservoir, et à réamorcer la pompe, et à nettoyer le filtre à gasoil (j'en aurais bien mis un neuf, mais un filtre de cette taille est impossible à trouver).
Donc vérifions si le gasoil arrive bien jusqu'aux injecteurs.
D'abord,  démonter et nettoyer à la soufflette tous les tuyaux. En fait ils étaient plutot propre, donc ca m'inquiète...
On remonte les tuyaux d'arrivée carburant à la pompe, et on fait marcher la pompe de réamorçage.
Et là le problème c'est que sur les deux tuyaux allant aux injecteurs, seul un refoule du gasoil. L'autre, après retrait du clapet sur la sortie pompe, crache du gasoil en permanence. Il semble qu'il y ait un problème de membrane ou quelque chose cans ce genre, qui empeêche le retour du gasoil au réservoir lorsque le piston envoie le carburant sous pression aux injecteurs.
Il va falloir démonter ça, mais je ne peux m'y remettre que dans deux semaines...
IMG-1765.jpg
Voila une vue de la sortie pompe à injection. On reconnait au dessus l'entrée gasoil, et les deux sorties. Seule une refoule du carburant sous pression, l'autre ne fait rien.












IMG-1776.jpgAu passage, voila ce qui m'a permis de dire que le moteur est un MWM.
par bulbi
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Lundi 10 septembre 2007
publié dans : Le Kramer
Maintenant qu'Albert et sur ses pattes, on va pouvoir  essayer de le faire courir (enfin, marcher d'abord...).
Tout d'abord, il faut jeter un oeil  au démarreur , et à l'alternateur, et à la batterie.
On va faire ça proprement, ou plutot on va faire réparer ça proprement...Il y a un atelier de réparation électrique pas loin, on va aller leur dire bonjour...
Bon, pour la batterie, pas de souci, il faut de toute façon en mettre une neuve, on nous conseille une 12V-70Ah. Ainsi soit-il...
Pour le démarreur, pas trop de souci non plus, à part qu'il a fallu changer le solénoïde.
Par contre pour la dynamo, elle est HS...du moins c'est le message qui est passé...Et là par contre, des dynamos, ca ne se fait plus, il faut obligatoirement passer à l'alternateur. En acheter un neuf, ou  en chercher un d'occasion provenant d'une voiture? De toute façon, il faudra forcément adapter la fixation.
Mais en attendant, une dynamo n'a jamais empêché un tracteur de démarrer, alors on la remonte quand même. Histoire de voir si Albert est vivant.

IMG-1760.jpg
Voila le démarreur et la dynamo remontés. On va bien voir...














On met le contact, la résistance chauffe rouge, puis on tire le bouton du démarreur, et le tracteur tousse. Mais il ne démarre pas.
On se dit : ne pas le démarrer tout de suite, mais d'abord faire des aller-retours aux pistons, sans chercher à le démarrer. Ca tirera sur la batterie, mais elle est neuve et ça se recharge.
Mon père refait cette procédure plusieurs soirs de suite. Albert tousse mais  ne se lance pas. Y'a donc un souci avant...
par bulbi
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Dimanche 2 septembre 2007
publié dans : Les Renault
Voila  des photos de deux autres vieilles machines qui attendent patiemment leur restauration(au sec à l'abri):
IMG-1748.jpg
Les amateurs reconnaitront un renault D22 (équipé d'un chargeur). Il est de 1957 si ma mémoire est bonne. Ce tracteur est toujours en état de marche.












IMG-1749-copie-1.jpg
Et à coté, son grand frère, un D35 de 1960.Celui-ci est aussi en état de marche, à condition de la tracter pour démarrer. La raison est une denture de couronne en mauvais état, donc le pignon du démarreur n'engrène pas correctement.
par bulbi
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Dimanche 2 septembre 2007
publié dans : Le Kramer
Etant donné que l'urgent dans cette restauration est de pouvoir emmener le tracteur à l'abri dans une grange, située à 3-4 km (il ne passera plus l'hiver à la porte, promis!), il faut qu'il soit déjà en état de marcher (pardon, de rouler).
On a vu que les jantes des roues avant étaient percées par la rouille, et que les roues arrières semblaient récupérables.
Après avoir fait déjanter les roues arrières chez un professionnel (faut faire ca proprement quand meme, le pneu est collé par la rouille), il n'y a plus qu'une jante arrière qui est récupérable... :(
Et même après avoir fait le tour d'anciens propriétaires de Kramer, pas de roues de rechanges à l'horizon...
Va falloir se débrouiller autrement...
Et là mon père a une idée un peu folle : puisque seul le cerclage est détruit, et pas la fixation, il "suffit" de déssouder le cerclage du reste de la jante, de récupérer un autre cerclage en bon état, et de le remettre dessus.
Techniquement, la chose ne semble pas impossible; alors c'est parti !
Enfin, déjà, il faut trouver deux cerclages pour roue avant à la bonne dimension. Et là, le hasard a mis devant moi la roue-galette de la Laguna, et oh miracle, les dimensions coïncident. Un passage chez le voisin qui est concessionnaire Renault nous donne la deuxième galette.
Pour la roue arrière, là encore, le hasard a fait que l'autre voisin, ferrailleur, venait de dénicher des roues fort semblables à celle recherchée...Le matériel est là, y'a plus qu'à l'adapter...
IMG-1733.jpgVoila un apercu du bricolage en question. On y voit le cerclage de roue arrière récupéré, et le cerclage de roue galette de la Laguna.

La suite, c'est comme pour une roue de vélo... Il faut dévoiler avant soudure...Eliminer tout défaut de rotation...










IMG-1734.jpg
Voila ce que ca donne pour la roue arrière. Un coup de peinture et ca paraîtra comme neuf !

La peinture, nous y voila...
Etant donné que les jantes semblent une partie fort sujette à la rouille, et délicate vu l'épaisseur de tôle, la stratégie se porte sur une couche d'antirouille, puis deux couches de peinture. Après recherche,il semblerait que la nuance de rouge usitée soit du rouge carmin, de référence normalisée RAL 3002. Pour info, le vert devrait être du vert platine de référence RAL 6000.
Enfin faut pas oublier non plus de bien nettoyer les jantes avant aussi...Et c'est parti pour 3 heures de meulage sur la roue arrière sauvée...

IMG-1754.jpgVoila le travail ! Y'a plus qu'à monter les pneus et chambre à air.














IMG-1756.jpgEt revoila Albert dans ses nouvelles pantoufles.


par bulbi
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